En Bretagne, la construction neuve de logements était en légère hausse sur un an à fin juillet, tandis que la construction neuve de locaux a enregistré un nouveau recul.
En 2026, l’activité de construction neuve de logement pourrait retrouver le chemin d’une légère hausse, mais d’importantes incertitudes entourent l’évolution de l’ensemble des marchés du secteur du bâtiment en Bretagne, aujourd’hui dominé par l’activité entretien-rénovation.
Secteur majeur du territoire avec un chiffre d'affaires de 12,4 milliards d'euros en 2024, le secteur du BTP en Bretagne continue d'afficher de fortes disparités, selon les segments, selon un état des lieux de la conjoncture régionale.
Pour la Fédération française du bâtiment de Bretagne, représentative de deux tiers des 83.462 salariés du secteur, la tendance encourageante pour 2026 est principalement marquée par un frémissement de la construction de logements. Sur un an, à fin juillet 2025, le nombre d'autorisations s'est avéré en effet nettement supérieur au taux national, s'établissant sur un pourcentage de 13,3% pour 2026, contre 3,8% au niveau du pays. Depuis deux mois, les mises en chantier de maisons individuelles ont cessé de baisser, constate la FFB Bretagne.
Le collectif tire la construction neuve
« L'année 2025 confirme les contrastes qui traversent le secteur du bâtiment en Bretagne », observe Stéphane Le Teuff, le président de la FFB Bretagne. « Après plusieurs mois de repli, la construction neuve de logements affichait à la fin juillet un léger rebond de 0,6%sur douze mois glissants » positive-t-il.
Outre l'augmentation des autorisations, cette petite dynamique concerne l'individuel groupé et le collectif. Avec des réservations en progression de 2.2% en cumul sur quatre trimestres, la commercialisation de logements collectifs porte davantage ce rebond que la construction neuve de maisons individuelles, qui reste en retrait.
Les voyants ne sont en revanche pas verts pour la construction de locaux neufs. Après l'embellie de 2024, ce secteur connaît un net ralentissement de 5,8%.
« Cela reflète les incertitudes économiques et politiques qui pèsent sur la confiance des investisseurs publics et privés », regrette Stéphane Le Teuff, qui appelle l'État « à considérer les besoins urgents en logements pour les salariés, étudiants et personnes en attente de logements sociaux ».
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