Le gouvernement amorce une banque de la rénovation à 100 milliards d'euros
César Armand
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Dix millions de logements classés G, F et E doivent être rénovés d’ici à 2034. (Photo d’illustration.)
Reuters
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Dix millions de logements classés G, F et E doivent être rénovés d’ici à 2034. (Photo d’illustration.)
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L'idée n'est pas nouvelle, mais sept mois après l'entrée en vigueur de l'interdiction à la location des logements G, le sujet est d'une actualité brûlante. La mission « Banque de la rénovation » présidée par le bailleur social et promoteur immobilier Yannick Borde a remis son rapport, ce vendredi matin, à l'hôtel de Roquelaure aux ministres de l'Économie, Éric Lombard, et du Logement, Valérie Létard.
« La mission a évalué à 96 milliards d'euros par an, à horizon 2030, les besoins du marché en matière de travaux de rénovation, d'adaptation au vieillissement et au changement climatique et d'amélioration de l'habitat privé », écrit le gouvernement dans une déclaration transmise à la presse. Les besoins en rénovation énergétique représentant un total de 31 milliards.
Un sujet sur lequel ont également planché les sénatrices Amel Gacquerre (centriste, Pas-de-Calais) et Marianne Margaté (PCF, Seine-et-Marne), Kosta Kastrinidis, le directeur des prêts de la Banque des territoires (Caisse des Dépôts) ainsi que Danielle Dubrac, présidente de l'Union des syndicats de l'immobilier (Unis) qui pousse le sujet dans le débat politique depuis la campagne présidentielle de 2022.
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Selon leurs calculs, 10 millions de logements classés G, F et E doivent être rénovés d'ici à 2034. Et pour cause : en 2028 et 2034, les habitats F et E seront, à leur tour, interdits à la location. S'ajoutent 2,3 millions d'adaptations au vieillissement, ainsi que les logements indignes ou encore l'adaptation au changement climatique et le confort d'été.
César Armand