Bretagne : Cancale interdit la construction de résidences secondaires
latribune.fr

Entre 2011 et 2022, la part des résidences secondaires à Cancale est passée de 35,5 % à 41,2 % du parc immobilier.
Prathankarnpap©/AdobeStock
latribune.fr

Entre 2011 et 2022, la part des résidences secondaires à Cancale est passée de 35,5 % à 41,2 % du parc immobilier.
Prathankarnpap©/AdobeStock
Cancale resserre la vis face à la flambée des résidences secondaires. Le conseil municipal de cette commune d'Ille-et-Vilaine prisée des touristes, a adopté vendredi soir une modification de son Plan local d'urbanisme (PLU) pour y intégrer « une servitude de résidence principale pour toute nouvelle construction de logement dans des secteurs précis », rendue possible par la loi Echaniz/Le Meur de novembre 2024, selon un communiqué transmis dimanche à l'AFP.
Entre 2011 et 2022, la part des résidences secondaires à Cancale est passée de 35,5 % à 41,2 % du parc immobilier tandis que le nombre de meublés de tourisme déclarés a progressé de 30 % entre 2020 et 2024, atteignant 582 unités en novembre 2024, d'après la même source.
Seuls les logements neufs sont concernés, le parc existant n'étant pas affecté par cette disposition. Aussi, les logements dans les nouvelles constructions devront notamment être occupés comme résidence principale au moins huit mois par an (hors motifs professionnels ou sanitaires) et la location touristique sera limitée à 120 jours par an.
En cas de non-respect, « le maire peut prononcer une mise en demeure assortie d'astreintes jusqu'à 1.000 € par jour », avec un plafond fixé à 100.000 €, et le bail pourra être résilié « de plein droit », d'après la même source
En Bretagne, des villes côtières mais aussi étudiantes comme Rennes connaissent une crise aiguë du logement depuis plusieurs années. La loi Echaniz/Le Meur prévoit la délimitation de secteurs à usage exclusif de résidence principale, si tant est que la commune applique la taxe annuelle sur les logements vacants ou que la part de résidences secondaires y est supérieure à 20% du parc.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

À lire également
En juin, Biarritz, Bayonne, Anglet, Bidart et Boucau ont adopté une mesure similaire. À Chamonix (Haute-Savoie), le maire Éric Fournier (UDI) avait déjà fait voter en mars un PLU interdisant la construction de nouvelles résidences secondaires, lesquelles représentent déjà 70% des logements de cette ville de 9.000 habitants.
(Avec AFP)
latribune.fr