Paris : le nouveau plan d'urbanisme bouscule les propriétaires de bureaux
Alexandre Schmitt et César Armand
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Le premier PLU bioclimatique a été adopté le 20 novembre 2024. (Photo d'illustration).
DL
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Le premier PLU bioclimatique a été adopté le 20 novembre 2024. (Photo d'illustration).
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Les propriétaires de bureaux à Paris ne pourront pas dire qu'ils n'avaient pas été prévenus. A la suite de quatre ans de consultations et d'enquêtes publiques, le plan local d'urbanisme bioclimatique (PLU-b) de la capitale a définitivement été adopté, le 20 novembre, par le Conseil de Paris. Il s'agit de « mixer du logement et du bureau » et « de ne pas dire "non" au bureau, mais de l'accompagner d'une part du logement », a l'habitude de répéter la maire-adjointe (PS) chargée du sujet, Lamia El-Araaje.
Comment ? En « pastillant » des bâtiments, dont des immeubles de bureaux, pour y créer du logement et en y introduisant de la « servitude de mixité fonctionnelle ». Dès le 1er janvier prochain, tout immeuble créé ou restructuré, d'une surface supérieure à 5.000 mètres carrés et situé dans l'Ouest parisien, devra consacrer au moins 10% de sa surface à la création de logements.
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Deux concepts qui suscitent encore la colère du Medef Paris et de l'association française des sociétés de placement immobilier (Aspim), qui représente les petits porteurs de parts. « Comme il sera un peu plus difficile de produire du mètre carré à des conditions négociées et particulières, l'effet de rareté aura un effet intéressant sur la valorisation des bureaux », leur a toujours rétorqué l'ex-premier adjoint Emmanuel Grégoire.
Alexandre Schmitt et César Armand