A moins de 100 jours de l'ouverture des Jeux olympiques et paralympiques dans la capitale, l'examen du plan local d'urbanisme (PLU) dit bioclimatique commence à tourner au vinaigre. D'un côté, la Ville vante un outil pour « permettre aux Parisiens de se loger à un prix abordable », « inclure les enjeux de la transition énergétique et climatique »,« accompagner les copropriétés dans le financement de la rénovation thermique » et « offrir un meilleur cadre de vie ».
De l'autre, le Medef Paris ainsi que l'Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim) jugent que ce nouveau document de planification va à l'encontre des objectifs écologiques affichés par l'équipe d'Anne Hidalgo. « Nous partageons l'ambition climatique et l'adaptation de la ville mais nous nous opposons farouchement à certaines dispositions qui vont à l'inverse de cet objectif » déclare ainsi à La Tribune Jean-Marc Coly, président de l'Aspim (314 milliards d'euros portés par 4 millions d'épargnants).
Si le projet a déjà été voté, en juin 2023, par le Conseil de Paris, il a également fait l'objet d'une enquête publique entre le 7 janvier et le 29 février dernier. « Nous sommes en phase d'échanges préalables entre les membres de la commission d'enquête, la direction de l'urbanisme et mon cabinet. Les travaux vont s'étirer jusqu'en juillet, à la suite de quoi le rapport sera rendu public », affirme aujourd'hui le premier adjoint (PS), Emmanuel Grégoire, qui annonce une adoption définitive du PLU en décembre.