Article publié le 5 juin à 16h, mis à jour le 5 juin à 19h30 à l'issue du vote.
Le plus dur commence pour la ville de Paris. A peine son nouveau plan local d'urbanisme (PLU) dit bioclimatique vient-il d'être voté ce 5 juin par l'hémicycle qu'il sera suivi par une enquête publique d'une durée de près d'un an sous la houlette de commissaires-enquêteurs mandatés par l'Etat. Et ce avant une adoption définitive des élus fin 2024-début 2025.
Si la capitale vante un outil pour « permettre aux Parisiens de se loger à un prix abordable », « inclure les enjeux de la transition énergétique et climatique »,« accompagner les copropriétés dans le financement de la rénovation thermique » et « offrir un meilleur cadre de vie », les organisations patronales, bien que consultées, se déclarent, elles, « vigilantes » voire « inquiètes ».
Un discours qui revient aussi du côté des gestionnaires des fonds d'investissement alternatif (FIA) en immobilier non cotés (SCPI, OPCI...), représentés par l'association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM, 314 milliards d'euros portés par 4 millions d'épargnants).
« Nos clients sont des petits porteurs de parts qui investissent 5.000 à 10.000 euros en moyenne. Ils seraient les premiers impactés si des actifs devaient perdre de la valeur lorsqu'ils réaliseront des travaux de rénovation énergétique pourtant nécessaires », ajoute-t-il.