Climat : le patronat parisien alerte sur le nouveau plan d'urbanisme d'Anne Hidalgo
César Armand
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Il fallait en finir avec le dernier plan datant de 2006. Après trois ans de travail, la maire (PS) de Paris vient de présenter au grand public un nouveau plan local d'urbanisme (PLU) bioclimatique. Le plan a pris le temps de la maturation. Il a été précédé par une Convention citoyenne, un « pacte pour la construction parisienne » et un plan d'aménagement et de développement durable (PADD).
Aujourd'hui, la Ville vante un moyen d'être « plus économe en énergie et dans l'utilisation des matériaux », de « préserver la mixité sociale », de « renforcer le maillage territorial des équipements publics », d'« améliorer la qualité des espaces publics » et de « valoriser le patrimoine ». Ou encore de « permettre aux Parisiens de se loger à un prix abordable », d'« inclure les enjeux de la transition énergétique et climatique », d'« accompagner les copropriétés dans le financement de la rénovation thermique » et enfin d'« offrir un meilleur cadre de vie ».
Consultées par le premier adjoint (PS) Emmanuel Grégoire chargé notamment de l'urbanisme, les organisations patronales se disent pourtant « vigilantes » voire « inquiètes ».
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En cause : un dispositif qualifié d'« inédit » par la municipalité : tout nouvel immeuble de bureaux ou restructuré de plus de 5.000 mètres carrés situé dans l'ouest devra consacrer 10% de sa surface à la création de logements. Précisément, 30% de logements sociaux, 35% en zone de déficit et même 50% dans une zone d'hyper déficit de logement social, un nouveau secteur créé par l'exécutif parisien.
César Armand