Pollution au béton de la Seine : la région Ile-de-France suspend ses subventions

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Un exemple de gare du RER E.
Un exemple de gare du RER E. (Crédits : DR)
Le conseil régional d'Ile-de-France a voté, le 22 mai 2019, la suspension de ses subventions au chantier d'extension du RER E, tant que le groupe Vinci "n'a pas apporté la preuve de la remise en état" des berges de Seine de Nanterre touchées par de la pollution au béton. Le géant du BTP s'en défend.

Des eaux chargées de résidus de béton venant d'une centrale à béton servant à alimenter le chantier d'extension du RER E. Le 24 avril dernier, visé par une plainte déposée par l'Association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPPMA) pour "abandon de déchet, rejet en eau douce de substance nuisible au poisson et destruction de frayère", Vinci reconnaissait avoir déversé ces liquides sur les berges de Seine à Nanterre et promettait avoir "mis en œuvre les mesures nécessaires pour stopper cet écoulement".

D'après la présidente de l'AAPPMA92, citée par l'AFP, les eaux chargées de résidus de béton rejetées dans la Seine ont cimenté "tout un pan de berge", la transformant en "un désert aquatique".

"Les berges, c'est l'endroit le plus intéressant pour la biodiversité, expliquait Sandrine Armirail. "Là, vu que tout est bétonné sur le fond, il n'y a plus rien."

Les subventions suspendues en attente de la remise en état effective

La présidente du conseil régional d'Ile-de-France Valérie Pécresse s'était alors dite "scandalisée" par cette pollution. Le 22 mai 2019, sans attendre les résultats de l'enquête devant déterminer les responsabilités, la région a adopté en commission permanente un amendement pour suspendre ses subventions au chantier, "tant que le groupe Vinci et son sous-traitant n'auront pas apporté la preuve de la remise en état  des berges de Seine et de leur écosystème".

Contacté par La Tribune, le géant du BTP assure avoir adressé un courrier dès le 10 mai 2019 à Valérie Pécresse dans lequel il "s'engage" à "remettre en l'état la zone concernée en lien avec la Ville de Nanterre, le Port autonome de Paris et les autorités administratives".

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Commentaires
a écrit le 24/05/2019 à 8:37 :
.... et les dommages et intérèts pour la nuisance c 'est évalué a COMBIEN ?
a écrit le 23/05/2019 à 23:51 :
Et oui, on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs. La croissance, le bétonnage ... Tout cela a un coût écologique.
a écrit le 23/05/2019 à 23:32 :
Destructeurs de la planète. Fric fric fric. Nausée.
a écrit le 23/05/2019 à 21:51 :
Vinci = mafia
a écrit le 23/05/2019 à 21:01 :
Et on ne sait toujours pas ce que représente "un pan de berge"... Quelle surface ? Et quelle "épaisseur" de pollution " ? Quels moyens d'y remédier ? Quelle durée pour la remise en état ? Quel coût ? Donc on ne peut toujours pas envisager le niveau de pollution et la gravité des dommages. Pourquoi ?
Réponse de le 24/05/2019 à 7:21 :
Pourquoi ? C'est pourtant simple. Ca traine et plus ca traine plus ca a de chance d'etre passe en pertes et profits.
Vous etes en France, ne l'oubliez pas.

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