INTERVIEW. Architecture, ingénierie, conseil et assistance à la maîtrise d'ouvrage : le groupe Arching a une vision à 360 degrés sur la construction durable. Son président, Benoît Faucherand, plaide pour l'évaluation constante des volumes et des matériaux.LA TRIBUNE - Comment définiriez-vous l'immobilier durable ?
BENOÎT FAUCHERAND - C'est celui qui assure la continuité entre notre passé et notre futur avec la modularité des usages et du bâti, et qui préserve nos ressources en utilisant les avancées technologiques dans la seule perspective de l'optimisation du bon sens issu de l'expérience accumulée. Ce sont des facteurs de réussite dans la continuité de l'occupation par des usagers satisfaits, permettant la viabilité économique d'un bâtiment ou d'un quartier sur le long terme. C'est le pari que nous faisons. Nous sommes un groupe familial indépendant conçu comme une startup. Nous avons voulu conserver la volonté de départ : valoriser les savoir-faire en France en partant des sachants et des compétences.
Cela nous donne une vision à 360° qui sort des formations hypertrophiées du cerveau gauche ou du cerveau droit qui ont segmenté voire cloisonné les savoirs. Cela nous permet d'appréhender aussi bien les volumes que les matériaux. Nous sommes organisés en trois activités principales : l'architecture avec Sud Architectes, l'ingénierie avec Tem Partners, ainsi que le conseil et l'assistance à la maîtrise d'ouvrage avec Voxoa. Nous avons développé un savoir spécifique tout en ayant mis l'accent sur les capacités d'intégration. Aussi, travaillons-nous en France avec les grands groupes comme avec les PME, mais aussi en Moyen-Orient et en Asie. Ceci présente un triple intérêt : l'évaluation des nouvelles techniques, l'évolution des business models et l'accompagnement des clients sur leur développement dans les régions en croissance.
Qu'avez-vous retenu de ces retours d'expérience en France et à l'étranger en termes d'économies d'énergie ?
Nous allons revenir à du bon sens. Certes, l'accès à l'énergie est facile et presque inépuisable depuis la Révolution industrielle, mais il n'est pas infini. La climatisation, par exemple, est un gros poste de consommation d'énergie. Nous retravaillons donc sur des compléments, comme la ventilation naturelle, de même que nous revenons à du bon sens, comme l'orientation du bâtiment.