Quand les professionnels du BTP jonglent avec l'application du pass sanitaire
César Armand
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Depuis le début de la crise sanitaire, c'est la « Bible » pour les professionnels du bâtiment et des travaux publics. Le « guide de préconisations de sécurité sanitaire pour la continuité des activités de construction en période d'épidémie de coronavirus Covid-19 » vient d'être actualisé pour la 15ème fois depuis avril 2020, suite à la diffusion du protocole national publiées le 9 août dernier par le ministère du Travail. Cette nouvelle mouture intègre donc l'évolution législative relative à la mise en place du pass sanitaire. Une application complexe dans le BTP tant les entreprises du secteur doivent composer avec la loi, et l'esprit de la loi, le statut vaccinal de leur personnel et les exigences des clients.
Selon la législation actuelle, rien n'oblige à un salarié du BTP à se faire vacciner ou à présenter un test négatif de moins de 48H, contrairement aux employés des secteurs recevant du public. Toutefois, lors d'intervention dans ce type d'établissement (administrations, cliniques, hôpitaux, restaurants), le sésame vaccinal peut être exigé. Mais le diable étant dans les détails, les travailleurs de la construction en sont dispensés si les travaux ont lieu en dehors des espaces accessibles dudit public, des horaires d'ouverture... ou en cas d'urgence. Dans le même temps, le port du masque pour ces salariés ne sera plus obligatoire dans ces établissements recevant du public, sauf si le préfet, l'exploitant ou l'organisation l'impose.
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Le pass vaccinal n'est pas non plus exigé pour les personnes chargées de tâches dites « ponctuelles » au sein des établissements de soins, médicaux sociaux et sociaux. « Il est vrai qu'on voit de plus en plus des EHPAD, des cliniques et des hôpitaux demander un justificatif sanitaire pour toute personne qui intervient, mais c'est aller au-delà de la loi », affirme Olivier Salleron, président de la Fédération française du bâtiment (FFB). « Plutôt que de rentrer en conflit, ça nous oblige à jongler avec notre personnel comme avec notre client », poursuit-il.
César Armand
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