L'État consacre 2,7 milliards pour la rénovation de ses bâtiments (et le soutien au BTP)
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le Crous de Paris fait partie des immeubles sélectionnés par l'Etat.
Reuters
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le Crous de Paris fait partie des immeubles sélectionnés par l'Etat.
Reuters
C'est le premier jalon des 6,7 milliards d'euros du plan de relance gouvernemental dédié à la rénovation. Outre les 2,7 milliards d'euros dédiés à la rénovation des logements privés (2 milliards) et sociaux (700 millions), l'exécutif veut aussi mobiliser 4 milliards d'euros d'ici à fin 2022 pour la réhabilitation des bâtiments publics. Dans cette enveloppe, 1,3 milliard sont dédiés aux immeubles des collectivités ; dont 300 millions aux conseils régionaux, comme les lycées, 300 millions aux départements, tels les collèges, et 650 millions aux communes - les écoles par exemples - et intercommunalités.
L'allocation des 2,7 milliards d'euros restants, qui doit revenir aux édifices propriété de l'Etat et des administrations centrales et/ou déconcentrées, a été rendue publique ce 14 décembre 2020 par le Premier ministre Jean Castex et les ministres concernés. A la suite d'un appel à projets de trois mois, 4.214 projets viennent d'être sélectionnés. La territorialisation, affirmée par France Relance, a été respectée, assurent les cabinets ministériels concernés. Et d'indiquer que 50% de l'enveloppe a été décidée par les préfets, à la suite de conférences locales.
Sur cet ensemble, 4.108 (95%) programmes sont évalués à moins de 5 millions d'euros et devraient profiter aux TPE-PME et aux artisans du bâtiment. Ces derniers attendent, avec impatience, que leurs carnets de commande se remplissent. Le gouvernement se félicite ainsi de "soutenir l'activité du BTP", d'avoir "un effet levier sur les compétences" et de "structurer une filière de la rénovation".
Acteurs publics et privés, tous veulent aller (très) vite. Tous les travaux sélectionnés devront être finis avant 2023 afin de créer, selon les estimations de l'exécutif, 20.000 emplois directs: 80% sur les chantiers et 20% dans les métiers connexes (architectures, bureaux d'étude).
À lire également
Les biens sélectionnés sont aussi bien des préfectures, des commissariats, des gendarmeries, des centres de finances publiques que le monde académique, à savoir les universités ou des centres de recherche. Ces derniers bénéficient de la moitié de l'enveloppe.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

César Armand