BTP: Wargon ouverte à des «ajustements» sur la réglementation environnementale
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
C'est une petite phrase qui risque de ne pas passer inaperçue dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). Interrogée ce mardi 5 janvier à Bercy par La Tribune sur la réglementation environnementale 2020 dite « RE 2020 », dévoilée fin novembre et aussitôt critiquée, la ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, s'est prononcée sur de possibles « ajustements sur les contenus et les délais ».
La RE 2020, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet prochain, impose aux professionnels de la construction neuve de recourir à des matériaux et à des modes constructifs qui peuvent stocker le carbone. Par exemple, les matières biosourcées, d'origine renouvelable (biomasse), végétale (bois) ou animale. La nouvelle réglementation acte également la sortie progressive du gaz dans les bâtiments neufs, alors qu'il alimente les trois quarts des nouveaux bâtis et la majorité des maisons et immeubles anciens. Le biogaz sera de même banni dans le neuf, devant se substituer au gaz d'origine fossile dans l'existant.
Une concertation est en cours entre les acteurs privés et publics sous la houlette du Conseil supérieur de la construction et de l'efficacité énergétique (CSCEE). « Les discussions sont ouvertes en confiance », a insisté Emmanuelle Wargon. Certes, le CSCEE peut se saisir de tout sujet relevant du domaine de la construction, formuler des avis sur la simplification des normes et évaluer les coûts induits.
À lire également
En réalité, dès le lendemain de la première réunion dédiée du Conseil supérieur de la construction et de l'efficacité énergétique, l'Union sociale pour l'Habitat, la Fédération des promoteurs immobiliers, la Fédération française du bâtiment ainsi que son pôle Habitat ou encore la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment ont communiqué sur leurs craintes.
César Armand