Transition verte : l’autre urgence pour les logements sociaux
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© Youssef Boudlal / Reuters
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D'un côté, le manque de logements sociaux pour répondre à la demande. De l'autre, la nécessité de faire muter le parc HLM en finançant sa transition verte, notamment pour rénover les passoires thermiques. Alors que les moyens financiers se raréfient, les acteurs du secteur HLM sont-ils déjà en devoir de choisir entre construire et rénover ? La question a agité les conversations durant le congrès HLM qui s'est tenu du 24 au 26 septembre à Montpellier.
D'autant que les professionnels s'inquiètent aujourd'hui du gel, par le gouvernement démissionnaire l'été dernier, de plus de la moitié l'enveloppe de 1,2 milliard d'euros sur trois ans destinée à la rénovation du parc social sur laquelle il s'était engagé à l'automne 2023.
Sur le terrain, les bailleurs sociaux sont à l'œuvre, manœuvrant difficilement entre réglementation, innovation et expérimentation, tentant de concilier l'amélioration énergétique et écologique de leur parc de logements avec le maintien de loyers acceptables.
Car selon l'expression désormais bien connue, la problématique des locataires du parc social, c'est encore la fin du mois plutôt que la fin du monde... « Les performances énergétiques font baisser la facture, oui, mais il faut être conscient qu'on parle de sujets à échéances lointaines à des publics qui ont des problèmes à échéances courtes, confirme Bernard Giusti, trésorier de l'Association Force Ouvrière Consommateurs (AFOC) et administrateur de Toulouse Métropole Habitat. Ils partagent le sujet mais ce n'est pas forcément une priorité pour eux. L'acceptation passe par l'appropriation : par exemple, on demande aux locataires de faire des économies d'eau, mais au même moment, il y a des fuites dans la résidence et on attend longtemps que quelqu'un vienne pour régler le problème... »