Plainte contre le Gardasil le vaccin contre le cancer de l’utérus de Sanofi Pasteur MSD

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(Crédits : reuters.com)
Une jeune femme de 18 ans a déposé une plainte pénale contre Sanofi Pasteur MSD accusant le Gardasil, ce vaccin contre le cancer du col de l’utérus qu'il fabrique, de provoquer de graves effets secondaires sur le système nerveux central. La plainte vise également l'Agence du médicament.

Nouvelle affaire sanitaire ? Vendredi, une jeune femme de 18 ans a déposé une plainte pénale pour "atteinte involontaire à l'intégrité de la personne humaine" contre Sanofi Pasteur MSD et l'Agence du médicament (ANSM), accusant le Gardasil, ce vaccin contre le cancer du col de l'utérus, de provoquer de graves effets secondaires sur le système nerveux central. La plainte a été révélée par Sud Ouest et le Journal du Dimanche (JDD), estime qu'il y a eu "violation d'une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et prévention".

Marie-Océane et son avocat, Maître Christophe Coubris, reprochent à Sanofi Pasteur MSD de ne pas avoir informé les utilisateurs du Gardasil des risques inflammatoires du système nerveux central alors que les risques ont été identifiées depuis 2009, à la suite d'une déclaration d'effets indésirables. Ils reprochent également l'ANSM de n'avoir pris aucune mesure à l'encontre du laboratoire.

Le laboratoire se défend

Sanofi-Pasteur MSD a démenti de son côté tout lien entre le Gardasil et la survenue de cas de sclérose en plaques. "Les études conduites ne France et dans le monde pour évaluer l'association éventuelle entre la vaccination anti-HPV et la survenue de cas de sclérose en plaques n'indiquent aucune augmentation du risque d'apparition de cette maladie", affirme le groupe dans un communiqué.

Prénommée Marie-Océane, la jeune femme a été vaccinée à 15 ans comme quelque 2,3 millions d'adolescentes françaises ainsi traitées préventivement contre ce cancer touchant près de 3.000 personnes annuellement. Selon son avocat, la jeune vivant à Bayonne a reçu une première injection le 11 octobre 2010, puis une deuxième le 13 décembre. Une vaccination intervenue selon lui après un véritable "tapage médiatique", visant parfois à "culpabiliser" les parents pour qu'ils choisissent ce traitement.

Rappel des faits

Mi-février 2011, des signes cliniques sont apparus, des vertiges et vomissements ayant conduit à son hospitalisation à Dax (Landes), puis en urgence au CHU de Bordeaux, après avoir souffert de pertes momentanées de la vue, de la marche et d'une paralysie faciale. Selon l'avocat, "le diagnostic d'encéphalomyélite aigüe disséminée (une inflammation du système nerveux central, ndlr) ou de sclérose en plaques a été rapidement posé".

Son état s'est ensuite stabilisé en août 2012, mais la jeune fille est souvent fatiguée ce qui gêne sa scolarité, explique encore l'avocat bordelais - déjà en lutte par ailleurs contre l'antidiabétique Mediator et les pilules de 3ème et 4ème génération - qui souligne aussi que Marie-Océane vit désormais "avec l'angoisse constante d'une poussée de sa maladie".

Double expertise

La jeune femme, peut s'appuyer sur une double expertise commandée par la Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CRCI) d'Aquitaine, qui a conclu à un "lien de causalité" entre l'injection de Gardasil et une "réaction inflammatoire aiguë du système nerveux central", qui après la deuxième injection a "décompensé un processus immunitaire", selon Sud Ouest. La commission a cependant limité l'indemnisation de Marie-Océane à 50% du préjudice, estimant qu'une éventuelle vulnérabilité génétique avait aussi pu jouer.

Sanofi Pasteur MSD conteste 

Des conclusions que conteste Sanofi Pasteur MSD, les estimant en « contradiction avec les données de la littérature scientifique et les avis des autorités de santé nationales et internationales ». Selon le laboratoire, elles s'appuient "uniquement sur la constatation d'une coïncidence temporelle entre la survenue et les symptômes de la maladie et de la vaccination", sans prouver le lien de causalité. Le groupe pharmaceutique regrette que les conclusions les conclusions formulées par les experts de la commission, jettent le discrédit sur le vaccin Gardasil et la vaccination anti-HPV en général.

Pour mettre en cause le vaccin, "il faut regarder si la maladie est plus fréquente chez un groupe de jeunes filles vaccinées que sur un groupe de jeunes filles non vaccinées", a déclaré à l'AFP André Dahlab, directeur adjoint des affaires médicales chez Sanofi Pasteur MSD, or aucune étude n'a jamais établi "d'incidence supérieure", assure-t-il en défendant la thèse de la "coïncidence".

L'utilité du vaccin contre le cancer du col de l'utérus fait débat en France, où des patientes ont déjà saisi des commissions régionales d'indemnisation des accidents médicaux, pour des effets secondaires liés selon elles au Gardasil, lancé en 2006.

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a écrit le 07/01/2014 à 2:13 :
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a écrit le 06/01/2014 à 17:32 :
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a écrit le 25/11/2013 à 21:12 :
J'ai moi aussi été vaccinnée en 2006 avec Gardasil. Et aucun effet secondaire. Comme la plupart des vaccins, certains organismes.sont plus sensibles que d'autres. Au lieu d'interdire le vaccin, il faudrait plutot mieux repérer les personnes à risque pour ne pas leur prescrire.
Réponse de le 26/11/2013 à 1:41 :
Que faire des hypocondriaques insistant pour subir une vaccination de confort?
a écrit le 25/11/2013 à 14:25 :
A partir du moment où le lien de causalité est prouvé entre le vaccin et le déclenchement de la maladie, le laboratoire doit indemniser la victime. Ça ne la guérira pas mais permettra de prendre en charge les conséquences financières et matérielles de la maladie. Se retrancher derrière les statistiques n'a aucun sens. Supposons qu'un automobiliste se blesse suite à la rupture anormale d'un pièce de son véhicule, le constructeur ne peut pas se réfugier derrière les statistiques pour refuser d'indemniser la victime. Après, il faut évidemment aller plus loin et les autorités sanitaires doivent prendre des mesures d'interdiction surtout si les statistiques indiquant que le vaccin provoque plus de nouveaux malades qu'il n'en évite. En tout état de cause c'est un débat de spécialiste, pas vraiment grand public.
Réponse de le 26/11/2013 à 1:38 :
La médecine est une science expérimentale donc le risque zéro n'existe pas et c'est en ce sens que la statistique COMPTE. Désolé de vous décevoir mais moins de 1 % de cas suspect c'est complètement négligeable au sens statistique, néanmoins le problème me semble plutôt s'il est justifié de vacciner des adolescentes contre un risque de cancer statistiquement très faible chez les jeunes. Depuis que la vaccination n'est plus obligatoire ce sont les familles qui engagent leur responsabilité à subir des effets secondaires statistiquement NEGLIGEABLES. Cette jeune fille était-elle un patient à risque de par ses antécédents familiaux?
Réponse de le 09/12/2013 à 18:51 :
Le cancer du col de l'utérus est le 2eme en risque de mortalité..........et étant donné qu'on doit vacciner AVANT l'exposition au HPV, vacciner les pesonnes agées semble stupide.
a écrit le 25/11/2013 à 6:24 :
Au fait les fabuleux vaccins contre l'hepatite B qui etaient survendus mediatiquement dans la presse fin des annees 90, et dont certains ont ause des scleroses en plaque, on en est ou ?
a écrit le 24/11/2013 à 22:14 :
Vs avez raison, elle a sans doute fait exprès pour avoir des sous et les laboratoires n'y sont (jamais) pour rien.

Laissons la justice trancher.
a écrit le 24/11/2013 à 18:27 :
"Une vaccination intervenue selon lui après un véritable "tapage médiatique", visant parfois à "culpabiliser" les parents pour qu'ils choisissent ce traitement." Et alors? Après une tapage médiatique vous vous sentez obliger de vous faire tatouer? N'importe quoi! Cette jeune fille de 18 ans ne serait pas en échec scolaire par hasard? Tout est bon pour accusé les autres de ses propres échecs...
Réponse de le 24/11/2013 à 20:35 :
elle a 18 ans et deja une vie bien remplie en affaire
a écrit le 24/11/2013 à 17:55 :
elle veut du fric est est au rsa
Réponse de le 25/11/2013 à 10:09 :
Profite de ton propre RSA pour te payer des leçons de français
Réponse de le 25/11/2013 à 11:35 :
@MaîtreCapello

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