Bond du chiffre d'affaires pour le laboratoire Pfizer, au-delà des attentes
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Sur l'ensemble de l'année 2024, Pfizer a dégagé un bénéfice net de 8,03 milliards, contre 2,12 milliards en 2023.
Carlo Allegri
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Sur l'ensemble de l'année 2024, Pfizer a dégagé un bénéfice net de 8,03 milliards, contre 2,12 milliards en 2023.
Carlo Allegri
Le laboratoire américain Pfizer a annoncé ce mardi 4 février des résultats en forte hausse et supérieurs aux attentes au quatrième trimestre 2024. Le bond de son chiffre d'affaires est de 22 % sur un an, et ses prévisions sont confirmées pour l'ensemble de l'exercice 2025. Dans les échanges électroniques avant l'ouverture de la Bourse de New York, l'action Pfizer gagnait 1,98 %.
Dans le détail, ses ventes trimestrielles ont ainsi atteint 17,76 milliards de dollars, contre 14,57 milliards un an plus tôt. Le consensus des analystes attendait 17,39 milliards de dollars. En outre, le groupe pharmaceutique dégage un bénéfice net de 410 millions, après une perte nette de 3,37 milliards au quatrième trimestre 2023.
Sur l'ensemble de l'année, le groupe a enregistré une hausse de 7 % de son chiffre d'affaires à 63,63 milliards de dollars, et a dégagé un bénéfice net de 8,03 milliards, contre 2,12 milliards en 2023. Sur une base ajustée, la société pharmaceutique a gagné 63 cents par action pour les trois mois se terminant le 31 décembre 2024.
Parmi les facteurs ayant favorisé cette performance, le groupe a notamment profité de l'intégration de la biotech Seagen, qui a contribué à hauteur de 3,4 milliards de dollars à son activité annuelle. Cette acquisition, l'un des plus gros investissements de l'histoire de Pfizer, avec un coût d'environ 43 milliards de dollars, a été finalisée en décembre 2023.
Des efforts de réduction de coût ont aussi aidé à ce bon résultat. Dans un communiqué, les dirigeants de Pfizer ont précisé être sur la trajectoire pour réduire les coûts nets d'environ 4,5 milliards de dollars d'ici à la fin de l'année 2025. Ceci, après avoir fait part fin 2024 de son intention de les réduire de 500 millions supplémentaires. Enfin, les ventes de deux médicaments anti-Covid, le vaccin Cominarty et le traitement Paxlovid, ont bien fonctionné. Pour rappel, ces deux produits ont permis au groupe de doubler son chiffre d'affaires en 2022, de 42 à 100 milliards de dollars.
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Confiant, le laboratoire américain a réaffirmé ce mardi les prévisions dévoilées mi-décembre concernant l'année 2025 : un chiffre d'affaires compris entre 61 et 64 milliards, et un bénéfice net par action de 2,80 à 3 dollars. « Nous pensons que nous entrons dans une phase de stabilité des revenus avec la levée quasi totale des incertitudes liées au Covid (...). Nos programmes d'amélioration des coûts ont préparé le terreau pour une hausse pérenne des marges », avait souligné à ce sujet mi-décembre Albert Bourla, patron de Pfizer, lors d'une audioconférence avec des analystes.
Malgré cette bonne performance, le laboratoire américain fondé en 1849 fait face à plusieurs défis. Le premier est la pression de ses investisseurs qui attendent de voir si ses récentes acquisitions et investissements peuvent être rentables. Au premier rang des actionnaires mettant un maximum de pression, on trouve le fonds activiste Starboard Value. En octobre dernier, celui-ci a pris une participation d'un milliard de dollars dans le géant pharmaceutique américain, selon une information du Wall Street Journal.
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Le groupe anticipe également un effet négatif d'environ un milliard de dollars du fait de la baisse du prix de certains médicaments pour les bénéficiaires du programme public américain « Medicare », qui couvre les plus de 65 ans. De grands laboratoires pharmaceutiques ont en effet accepté, à contrecœur, d'abaisser le prix de vente de dix médicaments traitant des pathologies graves pour le régime d'assurance des personnes âgées aux États-Unis. Une initiative de l'ex-président démocrate Joe Biden. Un autre challenge pour le groupe consiste à absorber les pertes de certains traitements, dont les brevets vont expirer, donc devenir public, donnant la possibilité à d'autres firmes d'en produire des unités.
(Avec AFP et Reuters)
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