« Une personne sur trois perd son emploi dans les deux ans qui suivent l'annonce d'un cancer », note l'association de la Ligue contre le cancer, dans son manifeste paru ce mardi, journée mondiale dédiée à cette maladie. En cause : une reprise trop rapide, des changements de conditions au travail, un mauvais suivi dans l'entreprise...
Actuellement, les personnes atteintes d'un cancer voient leur frais de santé pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie et peuvent bénéficier d'un arrêt de travail de plus de six mois. De même qu'elles peuvent bénéficier d'un mi-temps thérapeutique, à savoir la possibilité de reprendre le travail à un temps inférieur à celui effectué habituellement, tout en continuant à percevoir des indemnités journalières. Malgré tout, l'aménagement du retour au travail après un arrêt prolongé dans les cas de cancers est souvent mal vécu.
« Il n'y a pas assez de communication et d'anticipation dans les entreprises », regrette Philippe Bergerot, président de la Ligue contre le cancer. Pour remédier à cette situation, qui va s'amplifier selon lui en raison de l'augmentation du nombre de cancers chez les personnes actives, le manifeste met en lumière plusieurs pistes. Ainsi, l'association propose d'assouplir les modalités d'indemnisation d'arrêt maladie, d'améliorer les conditions de compensation de perte de salaire, d'autoriser le bénévolat pendant l'arrêt de travail ou encore d'élargir le droit à l'oubli pour les prêts aux personnes ayant ou souhaitant monter leur entreprise.