Carmat : un troisième cœur artificiel implanté

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Le coeur artificiel Carmat, conçu par Alain Carpentier, est destiné à remplacer de manière permanente le coeur défailant.
Le coeur artificiel Carmat, conçu par Alain Carpentier, est destiné à remplacer de manière permanente le coeur défailant. (Crédits : reuters.com)
La société de biotechnologie, accusée d'opacité dans sa communication, a annoncé l'implantation d'une nouvelle bioprothèse, près de trois semaines après l'opération.

Un troisième cœur artificiel conçu par la société Carmat a trouvé preneur. C'est un septuagénaire qui a été opéré, le 8 avril, dans l'hôpital parisien Georges Pompidou. L'annonce de l'opération a été faite le 28 avril seulement, par Carmat, après des révélations du quotidien Libération. "L'implantation s'est bien passée. Les choses évoluent favorablement", a déclaré à l'AFP le chirurgien Daniel Duveau qui participait à l'intervention. Selon lui, d'autres implantations pourraient suivre.

Essai clinique

L'entreprise de biotechnologie a en effet engagé un essai de faisabilité afin de vérifier la sécurité de la bioprothèse et d'évaluer la survie des malades ainsi que la récupération des fonctions des organes vitaux pendant les 30 jours suivant l'implantation. Cet essai prévoit l'opération, au total, de quatre patients souffrant d'insuffisance cardiaque et dont le pronostic vital est engagé.

Hospitalisation, ré-hospitalisation ?

Rappelons que Claude Dany, le premier patient ayant reçu un cœur artificiel, en décembre 2013, est décédé 74 jours après l'opération. Le second patient, lui, irait bien. Opéré à Nantes au mois d'août par le professeur Daniel Duveau, il avait rejoint son domicile dès le mois de janvier. "Nous nous réjouissons du bon état de santé du deuxième patient qui a pu retrouver une vie normale", déclare le directeur général de Carmat Marcello Conviti dans un communiqué.

Cet homme de 69 ans a cependant été ré-hospitalisé récemment, a révélé Libération, soulignant l'opacité de la communication de l'entreprise, cotée en Bourse depuis 2010. Interrogé par l'AFP, son chirurgien a expliqué qu'il s'agissait de "visites de contrôle hebdomadaires", tout à fait "normales". Même si le rétablissement du patient ne se déroulerait pas de façon "aussi parfaite que cela".

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