Reportage de France 2: la réaction épidermique de Carmat

latribune.fr

latribune.fr
Carmat a tergiversé plus d'une semaine avant de réagir au reportage très critique de France 2 à son égard. La réaction du groupe est épidermique. Le concepteur du coeur artificiel français déclare qu'il "se réserve la faculté de prendre toutes les mesures, y compris judiciaires, aux fins de sauvegarder ses droits", dans un communiqué, publié vendredi 19 septembre. Carmat avait refusé de s'exprimer au lendemain de la diffusion du reportage.
L'entreprise biomédicale rappelle ne jamais avoir prétendu "être le premier à avoir développé un coeur artificiel" ni "vendre à terme 100.000 prothèses", un chiffre qui correspond seulement à la taille potentielle du marché pour ce type de prothèse. Selon Carmat, "il y a confusion grossière entre un besoin thérapeutique (c'est-à-dire, le marché total potentiel) et des prévisions de ventes." En outre, la société déclare ne jamais avoir avancé représenter "une solution à l'insuffisance cardiaque".
Le reportage revenait également sur la première implantation réalisée en fin d'année dernière et le décès en mars du premier patient implanté. Il estimait qu'il y avait eu un décalage entre la communication de l'hôpital européen Georges-Pompidou qui avait réalisé cette première implantation et la réalité.
France 2 relevait qu'un communiqué de l'hôpital daté du 18 février évoquait un état du malade jugé "satisfaisant" alors que la situation du patient se serait dégradée à partir du 10 janvier.
Le titre Carmat avait perdu près de 7% au lendemain de la diffusion du reportage, où était également évoqué un désengagement du fonds Truffle Capital, l'un des principaux actionnaires de Carmat, ce qu'il avait démenti.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

À lire également
latribune.fr