Chimie européenne : Bruxelles promet un plan, les doutes persistent
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Bruxelles présente un plan d’action en quatre volets pour soutenir la production.
Reuters
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Bruxelles présente un plan d’action en quatre volets pour soutenir la production.
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L'industrie chimique européenne affronte une crise existentielle. Face à des « fermetures de sites majeurs » et un « contexte assez alarmant », la Commission européenne a réagi ce mardi en présentant un plan d'action en quatre volets pour tenter de sauver ce secteur stratégique, qualifié par le commissaire Stéphane Séjourné de « survie » et d'impératif de « préservation des vapocraqueurs ».
Bruxelles compte relancer une industrie chimique en perte de vitesse et la positionner sur la chimie du futur.
Le premier axe est le soutien à la production, avec l'objectif affiché de réduire les « dépendances » de l'Union européenne et de « s'assurer que les molécules critiques puissent être produites en Europe ». Cela inclut notamment la modernisation des vapocraqueurs, ces installations pétrochimiques vieillissantes (plus de 40 ans pour la plupart) nécessaires à la transformation des hydrocarbures en molécules de base pour l'industrie.
Le deuxième volet concerne la baisse du prix de l'énergie, un facteur majeur de la compétitivité européenne. La Commission envisage d'ouvrir la voie à une extension des aides d'État, ce qui pourrait offrir un répit financier aux entreprises sous pression.
Le troisième axe vise à développer une « préférence européenne » dans le domaine de la chimie, cherchant à favoriser la production et l'approvisionnement intra-européen.
Enfin, Bruxelles promet de simplifier les règles pour les entreprises, un effort attendu par les industriels pour alléger la charge réglementaire.
L'annonce de la Commission a été accueillie avec un certain soulagement par le lobby européen des industriels de la chimie (Cefic), qui y voit une « étape importante » et un « effort sérieux... pour inverser la tendance en faveur de 'l'industrie des industries' en Europe ». Cependant, l'absence d'annonces financières concrètes dans le plan présenté mardi suscite des interrogations et des critiques.
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Le gouvernement français, en amont de l'annonce bruxelloise, avait déjà exprimé ses craintes quant au manque de « mesures immédiates », redoutant un simple « catalogue de réflexions à lancer ». Cette position souligne l'urgence de la situation pour de nombreux acteurs du secteur, qui attendent des actions rapides et tangibles.
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Le plan de la Commission soulève également un débat plus large sur l'orientation future de l'industrie chimique européenne. Si les industriels et certains gouvernements saluent une initiative visant à préserver l'emploi et la souveraineté industrielle, les eurodéputés écologistes ont vivement critiqué ce qu'ils perçoivent comme un « cadeau à une industrie chimique dépassée, au détriment des consommateurs et de leur santé ».
(Avec agences)
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