Alors que Vencorex a été très partiellement racheté par le groupe chinois Wanhua et que le ministre de l’Industrie était venu acter de la liquidation du reste des actifs, les acteurs et industriels du territoire ont présenté un tout nouveau projet de « renaissance industrielle de la plateforme chimique ». Cette fois, ce n’est plus une coopérative.
Il s'appelle désormais Exalia. Le projet de « renaissance industrielle » de la plateforme chimique de Pont-de-Claix (Isère), porté par d'anciens salariés de Vencorex, des industriels locaux et soutenu par des collectivités locales, a été officiellement présenté à la presse ce lundi 7 juillet. Les porteurs du projet, avec à leur tête l'industriel Olivier Six et la syndicaliste de la CGT Séverine Dejoux, promettent une « chimie décarbonée et souveraine ».
« Depuis cette décision, le scénario catastrophe tels que les élus locaux, salariés, industriels, avaient prédit, s'est réalisé : près de 90 % de la plateforme chimique ont été mis en sommeil, la quasi-totalité des salariés ont été licenciés et les actifs industriels laissés, tandis qu'un PSE sur la moitié du site Arkema de Jarrie est en voie de finalisation. » C'est face à l'amertume de ce constat que le président de la métropole grenobloise s'oppose désormais « une bonne nouvelle pour filière chimie comme pour l'avenir industriel de notre pays » : « Le projet de reprise de Vencorex n'est pas mort. »
Depuis la décision du tribunal de commerce, les porteurs de projet, collectivités et industriels ont en effet continué à travailler à trouver une solution de reprise qui permette le redémarrage de la plateforme de Pont-de-Claix.
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