En perte de vitesse, le laboratoire américain va réorganiser sa structure et supprimer des emplois. Il espère se faire une place parmi les leaders en oncologie dans les années à venir.
Rapidement après sa prise de fonction, le nouveau patron d'Eli Lilly, David Rick a annoncé des "ajustements" pour le géant pharmaceutique américain, jeudi 5 janvier. Eli Lilly va se restructurer pour "simplifier son organisation commerciale", selon les termes du communiqué. En clair, la société va rationaliser ses divisions géographiques pour réaliser des économies, en réduisant le nombre de managers notamment et fusionnant sa division pays émergent avec la division Europe regroupée dans Lilly international.
Déjà en décembre, la société pharmaceutique prévoyait plusieurs centaines de suppressions d'emplois dans les effectifs liés à des médicaments, dont les brevets sont sur le point d'expirer pour le début de l'année, et va cesser de faire leur promotion. Elle compte également supprimer les postes créés pour anticiper une sortie du Solanezumab, un médicament contre Alzheimer. Celle-ci a été annulée, suite à l'échec de la molécule lors des essais cliniques de phase III.
Echec dans Alzheimer, une activité diabète au ralenti
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Espoirs en oncologie
Pour pallier les conséquences de l'échec de son traitement anti-Alzheimer, Eli Lilly compte sur plusieurs aires thérapeutiques : le diabète, les maladies neurodégénératives, les pathologies auto-immunes. Mais surtout sur l'oncologie. Il a d'ailleurs reçu l'approbation de l'Agence américaine des médicaments (FDA) pour un traitement contre les sarcomes. Il mise également sur l'Abemaciclib, une molécule contre les cancers métastatiques, pour le moment en phase III, dont le pic de chiffre d'affaires est attendu à plus d'un milliard de dollars par an, ce qui en fait un potentiel blockbuster.
Mais il investit massivement pour la "deuxième vague", a-t-il assuré. Il espère traiter des tumeurs pour lesquels les traitements en immunothérapie se sont montrés relativement peu efficaces pour des cancers de l'estomac ou certains sarcomes.
Sur les 42 nouvelles molécules de son pipeline, en développement clinique (phase I à phase III), 18 sont des anticancéreux. Reste à voir si Eli Lilly ne restera pas à la traîne des géants comme Celgene ou Roche dans quelques années. On ne sera pas dépassé par des labos comme Gilead et Sanofi, nourrissant de fortes ambitions dans ce domaine thérapeutique, une priorité des géants pharmaceutiques.