Les résultats d'un essai clinique de l'Opdivo, un traitement en immunothérapie contre le type de cancer du poumon le plus répandu s'est avéré décevant, faisant plonger l'action du groupe pharmaceutique Bristol-Myers Squibb en Bourse. Le laboratoire Merck, qui développe un traitement concurrent, a vu son titre bondir.
La recherche clinique dans l'immunothérapie contre le cancer n'est pas un long fleuve tranquille. Début juillet, la biotech Juno Therapeutics avait dû stopper momentanément un essai clinique dédié à un traitement contre la leucémie chez les adultes. C'est au tour de Bristol-Myers Squibb (BMS) de connaître des difficultés. Le groupe n'a pas atteint les objectifs d'efficacité attendus pour un essai de phase III (dernière phase avant un lancement sur le marché) de son Opdivo destiné à une prescription contre les cancers du poumon les plus répandus, ceux dits "non à petites cellules", a-t-il annoncé vendredi 5 août. Son médicament d'immunothérapie vedette n'a pas réussi à ralentir la progression des symptômes de la maladie auprès de patients atteints d'un cancer du poumon à un stade avancé.
A la clôture de la Bourse, à New York, vendredi, l'action du groupe perdait 15,99% à 63,28 dollars, malgré la publication d'un communiqué qui se veut rassurant. Le laboratoire pharmaceutique américain se dit fier de ce qu'a et ce que va accomplir son Opdivo. Il promet de continuer les essais cliniques en testant une combinaison de ce traitement avec le Yervoy (un produit utilisé contre les mélanomes avancés).
L'Opdivo est le médicament le plus vendu de BMS et a enregistré 840 millions de dollars de chiffre d'affaires au premier semestre. Le Keytruda atteint quant à lui les 314 millions de dollars de revenus sur la même période pour Merck, qui pour l'instant reste en deuxième position dans le marché de l'immunothérapie contre le cancer.