Un premier cas grave de grippe aviaire (H5N1) a été détecté chez l'Homme aux Etats-Unis cette semaine. C'est le 61e contaminé dans le pays depuis avril. Une hausse croissante des cas qui fait craindre une pandémie, bien qu'aucun cas de transmission entre humains de la maladie n'a été recensé.
Cette augmentation de la propagation du virus - découvert il y a 28 ans - s'explique par l'arrivée d'un nouveau variant sur le continent américain qui se propage très rapidement dans les populations d'oiseaux sauvages depuis ces deux dernières années. Ce dernier a la particularité de se diffuser très facilement aux mammifères.
Deux sous-catégories de H5N1 sont actuellement en circulation outre-Atlantique. D'une part, l'un d'eux a été transmis aux troupeaux de vaches par une contamination à travers le lait de ces dernières. Au total, plus de 600 troupeaux rien qu'en Californie ont été touchés et 30% sur tout le territoire américain. Des concentrations extrêmement fortes du virus ont été retrouvées dans du lait commercialisé, contaminant l'un des 61 cas recensés à ce jour.
L'autre sous-catégorie de ce variant circule essentiellement au sein des oiseaux sauvages. Il est le principal responsable des cas graves de grippe aviaire. Surtout, sa propagation importante au sein de cette population fait craindre aux scientifiques une plus grande facilité du virus à muter et, in fine, de passer d'un humain à l'autre, ce qui est peut-être déjà le cas. Au moins trois personnes ont été infectées ces derniers mois par le virus H5N1 aux Etats-Unis sans qu'on ne connaisse l'origine de leur contamination.