Jour de mobilisation : neuf pharmacies sur dix fermées ce samedi
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Fin mai, 18 000 officines sur 20 000 avaient fermé leurs portes en raison d'une rémunération jugée insuffisante.
Reuters
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Fin mai, 18 000 officines sur 20 000 avaient fermé leurs portes en raison d'une rémunération jugée insuffisante.
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Neuf pharmacies sur dix seront fermées aujourd'hui, samedi 16 août, a anticipé dès jeudi un syndicat professionnel à l'origine de ce jour de mobilisation contre la baisse des remises commerciales sur les génériques décrétée par le gouvernement, une mesure dénoncée comme dangereuse pour l'avenir du réseau des officines.
« 92 % des pharmacies françaises prévoient de fermer ce samedi 16 août », affirme l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (Uspo). « Dans un grand nombre de territoires, 100 % des pharmacies seront fermées », ajoute l'Uspo en s'appuyant sur un sondage réalisé du 12 au 13 août auprès de 4.500 pharmacies d'officine, dont 58 % non adhérentes au syndicat.
Sous le slogan « fermer un jour pour ne pas fermer pour toujours », cette action fait suite à la décision du gouvernement de réduire le plafond des remises sur les génériques, mesure actée par un arrêté publié le 6 août au Journal officiel.
À compter du 1er septembre, les remises seront plafonnées à 30 % maximum du prix du générique, contre 40 % actuellement. D'autres baisses successives sont programmées pour atteindre 20 % en 2027. Les remises consenties par les laboratoires constituent un élément de la rémunération des pharmaciens, représentant un tiers de leur marge. Déclarées à l'Assurance maladie, elles permettent aussi à l'État d'identifier les industriels ayant consenti des rabais, afin de leur imposer ensuite des baisses de prix et ainsi réduire les dépenses de santé.
L'Uspo demande « la suspension immédiate de cet arrêté, qui menace gravement la survie de milliers d'officines de proximité », en menaçant d'éventuelles « autres actions inédites » en septembre. Dans un message publié sur leur site, les Écologistes ont apporté leur soutien aux pharmaciens, demandant « le retrait immédiat de cet arrêté et le retour aux négociations avec les syndicats de la profession ».
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Les pharmaciens alertent sur un risque d'aggravation des pénuries de médicaments, les laboratoires étant incités à se tourner vers des marchés étrangers plus rémunérateurs pour les génériques.
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Cette journée de fermeture placée entre un jour férié et un dimanche ne fait toutefois pas l'unanimité : la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), premier syndicat majoritaire, ne s'est pas associée à cet appel, estimant que nombre d'officines avaient de toute façon déjà prévu de fermer à cette date. En revanche, l'intersyndicale (Uspo, FSPF, UNPF, Federgy, UDGPO), qui cherche à rallier l'opinion publique à sa cause, prévoit une fermeture des pharmacies le 18 septembre puis « tous les samedis à compter du 27 septembre ».
(Avec AFP)
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