Les fauteuils roulants remboursés à 100% en décembre prochain
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Environ un million de personnes en France utilisent un fauteuil roulant.
Reuters
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Environ un million de personnes en France utilisent un fauteuil roulant.
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Ce jeudi 6 février, Emmanuel Macron a annoncé que le remboursement intégral des fauteuils roulants par la Sécurité sociale, promis depuis deux ans, serait effectif à compter du 1er décembre 2025. Cette annonce intervient à quelques jours des 20 ans de la loi Handicap du 11 février 2005.
« Dès demain, la liste de tous les fauteuils qui seront pris en charge va sortir », a averti le chef de l'État, dans une vidéo diffusée sur TikTok, assurant que cette liste était « très large ». Pour les fauteuils « plus spécifiques », en « raison de la nature du handicap », et pour le handisport, une « prise en charge complète » sera aussi possible après « entente préalable » avec la Sécurité sociale, avec une réponse dans un délai maximal de « deux mois », a-t-il promis.
Environ un million de personnes en France utilisent un fauteuil roulant, dont des seniors à mobilité réduite et des personnes en situation de handicap, aux besoins spécifiques. Et un fauteuil manuel peut coûter jusqu'à 10 000 euros, un électrique jusqu'à 50 000 euros.
Actuellement, l'Assurance maladie rembourse jusqu'à 600 euros dans le premier cas de figure, et jusqu'à 5 200 euros, dans le second. En parallèle, les départements, via la prestation de compensation du handicap (PCH), participent souvent au financement, jusqu'à plusieurs milliers d'euros. Mais les associations de défense de personnes handicapées dénoncent la lourdeur des procédures administratives pour obtenir des aides au financement des fauteuils, ainsi que le reste à charge, souvent trop élevé à leurs yeux.
En avril 2023, le président avait promis le remboursement intégral des fauteuils roulants, à partir de 2024. Tout comme François Bayrou récemment. Depuis, le sujet a fait l'objet de négociations entre la Sécurité sociale, les fabricants de fauteuils et les distributeurs, afin de parvenir à des prix encadrés.
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La dissolution de l'Assemblée nationale en juin 2024 puis la censure du gouvernement de Michel Barnier en décembre avaient aussi ralenti l'aboutissement du projet. « Je sais, c'est toujours trop long pour moi aussi, mais ils (les négociateurs, N.D.L.R.) ont fait le maximum », a souligné Emmanuel Macron, se félicitant du « début d'un changement de vie pour beaucoup de nos compatriotes ».
(Avec AFP)
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