Pfizer s'est associé à la biotech Ignite pour développer des injections stimulant le système immunitaire afin de l'aider à s’attaquer aux cellules cancéreuses, à l'instar de Merck & Co, AstraZeneca ou encore BMS. Jusque-là, les big pharmas ont surtout connu des échecs dans la recherche de vaccins contre le cancer.
Un nouveau poids lourd de l'industrie pharmaceutique veut se faire une place dans le marché à peine émergent des vaccins contre le cancer. Cette semaine, Pfizer a pris 50% des parts d'Ignite Immunotherapy, avec option d'achat. Cette biotech développe des vaccins contre le cancer basés sur l'immunothérapie, c'est-à-dire la stimulation du système immunitaire pour l'aider à s'attaquer aux cellules cancéreuses. La big pharma pourrait y ajouter des inhibiteurs, des produits ralentissant la croissance des cellules cancéreuses. Ces traitements pourraient être utilisés contre des cancers métastatiques (avec propagation des cellules cancéreuses dans d'autres parties du corps).
A l'instar de Pfizer, plusieurs grands laboratoires ont accéléré dans les recherches de vaccins de ce type ces derniers mois:
Le laboratoire britannique GSK a lancé le Cervarix en juillet en Chine, un pays où 130.000 cas de cancers du col de l'utérus sont diagnostiqués chaque année. Mais le groupe a quitté les Etats-Unis à cause d'un marché faible (3 millions de livres générées en 2015). Actuellement, le marché est largement dominé par Merck & Co et son Gardasil (1,9 milliard de dollars de chiffre d'affaires l'année dernière).
Beaucoup de grand laboratoires se lancent dans ces stratégies thérapeutiques car le marché est annoncé comme dynamique avec une croissance à plus de 17% par an, selon Global Business Intelligence. D'ici à 2022, le marché des vaccins contre le cancer est amené à tripler. Mesuré à 2,5 milliards de dollars en 2015, il atteindrait 7,5 milliards de dollars dans six ans.