Lubrizol: le gouvernement veut la vérification de tous les sites Seveso de France
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Le gouvernement va demander aux usines dites "Seveso", c'est-à-dire potentiellement à risques industriels, des "contrôles de sécurité" supplémentaires après l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen dans lequel plus de 5.000 tonnes de produits chimiques ont brûlé.
"Le gouvernement par le biais du ministère de la Transition écologique va demander dans les heures qui viennent à l'ensemble des dirigeants des sites Seveso d'effectuer des contrôles de sécurité, de manière à nous assurer que l'ensemble des installations sont bien en sécurité", a déclaré mercredi sur Europe 1 la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.
"C'est un contrôle supplémentaire, que nous demandons aux industriels d'effectuer, de manière à nous assurer que tout va bien", a ajouté la représentante du gouvernement. "Charge aux industriels de vérifier la conformité de leurs installations notamment en matière de risque incendie" et ce "dans les meilleurs délais".
Mme Ndiaye a rappelé que "des contrôles existent sur l'ensemble de ces sites (Seveso) et (que) le site de Lubrizol en particulier a reçu de manière régulière des contrôles". L'usine de Rouen "au cours des dernières années" a subi "un (contrôle) par an, en particulier des contrôles incendie qui ont montré qu'il n'y avait pas de risque particulier".
Quelque 2.000 manifestants dont plusieurs parlementaires ont réclamé mardi à Rouen la vérité sur l'incendie jeudi dernier de l'usine chimique Lubrizol, au cours duquel plus de 5.000 tonnes de produits chimiques sont partis en fumée.
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Les directeurs de sites sont en première ligne en cas d'accident, comme en témoigne le cas d'AZF, cette catastrophe industrielle -la plus grave depuis 1945 en France- qui, le 21 septembre 2001, a fait 31 morts et des milliers de blessés à Toulouse.
Pour mémoire, en 2009 en première instance, le directeur de l'usine, Serge Biechlin, et la société exploitante Grande Paroisse bénéficient d'une relaxe générale au bénéfice du doute.
Mais en 2012, en appel, ils sont lourdement condamnés. Mais cette condamnation est annulée par la Cour de cassation pour défaut d'impartialité d'un magistrat.
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En 2017, lors d'un troisième procès, le ministère public requiert trois ans de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende contre l'ancien directeur du site de l'usine chimique Serge Biechlin. M. Biechlin est condamné en appel à 15 mois avec sursis pour "homicides involontaires" et Grande Paroisse à l'amende maximale. Ils se sont pourvus en cassation.
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