Vendredi dernier, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a publié son septième point de situation sur l'approvisionnement en médicaments psychotropes. Si, globalement, la délivrance de ces médicaments s'améliore, de nombreuses tensions persistent après presque un an de pénurie.
En témoigne la situation de la quétiapine, un antipsychotique prescrit à 250 000 personnes dans l'Hexagone pour soigner les troubles bipolaires, la dépression ou encore la schizophrénie. « Nous maintenons notre recommandation de ne pas reporter les prescriptions et dispensations sur les médicaments à base de quétiapine LP 50 milligrammes pour les patients qui ne sont habituellement pas traités par ce dosage, car les quantités disponibles ne permettraient pas de couvrir un report massif », souligne le bilan de l'ANSM. Même constat pour le Téralithe (lithium), utilisé là encore pour les troubles de la bipolarité, et dont « les difficultés persistent en raison d'un retard sur le site de conditionnement ».
Les antidépresseurs sont aussi touchés. C'est le cas de la venlafaxine et de la sertraline, bien que cette dernière connaisse une légère amélioration. L'ANSM nous assure « déployer depuis plusieurs mois tous les leviers dont [elle] dispose » pour faire face à cette situation qui laisse nombre de personnes sans solution. « Ces difficultés sont en voie d'amélioration, mais ont fragilisé l'entièreté de la chaîne du médicament. Ce qui fait que la moindre difficulté en approvisionnement a des répercussions sensibles », constate l'agence de santé.