Pfizer et Allergan, vers une fusion de titans à 110 milliards de dollars ?

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Pfizer, dont la capitalisation boursière avoisine les 216 milliards de dollars, continue à racheter des entreprises pour contrer l'expiration de certains brevets et la concurrence des génériques.
Pfizer, dont la capitalisation boursière avoisine les 216 milliards de dollars, continue à racheter des entreprises pour contrer l'expiration de certains brevets et la concurrence des génériques. (Crédits : © Andrew Kelly / Reuters)
Le laboratoire pharmaceutique américain Pfizer est en discussion pour racheter le fabricant de l'antirides Botox. Le montant de l'acquisition pourrait dépasser les 110 milliards de dollars.

| Article publié à 8h02, mis à jour à 15h38.

Un accord qui scellerait "le plus important rachat d'entreprise" de l'année, selon le Wall Street Journal. Le géant pharmaceutique américain Pfizer est en discussion pour racheter Allergan, le fabricant de l'antirides Botox. Le processus n'en est pour le moment "qu'à ses débuts" et "pourrait ne pas aboutir", précise le quotidien économique.

Les deux laboratoires ont confirmé l'ouverture de discussions.

Pour mener l'opération à son terme, Pfizer doit ainsi surmonter d'"importants obstacles" dont le prix de l'acquisition d'Allergan, dont la capitalisation boursière s'élève à 112,5 milliards de dollars, affirme le WSJ qui cite des sources proches du dossier. Le montant de l'acquisition pourrait dépasser les 110 milliards de dollars (100 milliards d'euros), affirme le journal.

Rachat de sociétés pour pallier l'expiration de ses brevets

D'après le quotidien, la transaction présenterait toutefois de nombreux avantages pour Pfizer: elle permettrait d'étoffer son arsenal de médicaments sous brevets, d'"accélérer sa croissance" et de se relocaliser en Irlande où Allergan a son siège et où la fiscalité des entreprises est bien plus faible.

En mai 2014, le fabricant du Viagra avait déjà tenté de s'implanter fiscalement hors des Etats-Unis en rachetant son concurrent AstraZeneca, basé en Grande-Bretagne. Mais son offre de 117 milliards de dollars avait été rejetée.

Quelques mois plus tard, les autorités américaines avaient annoncé un plan pour freiner ces opérations dites d'"inversion fiscale" qui permettent à des multinationales de fuir l'impôt sur les sociétés aux Etats-Unis, l'un des plus élevés dans le monde industrialisé, à la faveur de rachat d'entreprises.

En dépit de cet échec, Pfizer, dont la capitalisation boursière avoisine les 216 milliards de dollars, a continué à racheter des entreprises pour contrer l'expiration de certains brevets et la concurrence des génériques.

Le groupe, qui a vu son bénéfice chuter de 20% au troisième trimestre, a ainsi récemment mis la main sur le laboratoire américain Hospica pour 17 milliards de dollars, dans un secteur en pleine consolidation.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 02/11/2015 à 10:47 :
Hospira plutôt qu'Hospica....
a écrit le 30/10/2015 à 17:17 :
Les entreprises américaines de la pharmacie sont à la ramasse. Elles comptent nombre de doublons et perdent tous leurs brevets. Au classement des plus grandes entreprises, elles ne cessent de dégringoler malgré les fusions à grande vitesse de ces dernières années. Pour les investisseurs il s'agit donc de sortir ces galères en les vendant avant qu'elles ne coulent définitivement. Le moyen est de les fusionner avec celles d'un autre pays qui a la clé des paradis fiscaux. Réduire les salaires tout en injectant de l'argent pour changer de métier, s'il est possible, est donc la solution du moment. La réforme Obama qui donne comme résultat la création d'entreprises super géantes du "health" revient aussi à ce que ces dernieres fassent la chasse aux sorcières. Ainsi comme elles sont prescriptrices mais également fournisseurs intermédiaires, elles ne vont plus utiliser que des médicaments génériques de haute qualité mais à prix très bas. Les pharma historiques voient donc leurs juteux business partir en déroute. Il serait d'ailleurs bon de regarder de plus près l'action des ces nouveaux géants qui vont bientôt impacter aussi notre pays. On peut autrement sembler "surpris".

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