Porté par une forte croissance, Servier relève sérieusement ses ambitions
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Tous les voyants sont au vert pour le deuxième laboratoire français. Servier a annoncé une progression de 10,8 % de son chiffre d'affaires sur l'année 2023/2024, à 5,9 milliards d'euros. Surtout, le groupe pharmaceutique présente un résultat net positif, à 404 millions d'euros, contre un déficit de 623 millions d'euros l'année dernière. Une réussite attribuée à la hausse du volume de vente des princeps - médicament original porté par un brevet - et des génériques.
L'entreprise veut ainsi relever ses ambitions financières à l'horizon 2030 et atteindre les 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires d'ici 5 ans, contre 8 milliards d'euros annoncés initialement. Sur ce nouvel objectif, 4 milliards d'euros seront destinés à la cardio-métabolisme et aux maladies veineuses, et 4 milliards d'euros à l'oncologie et la neurologie. Les 2 milliards restants seront orientés vers les médicaments génériques. Ces derniers ont vu leurs ventes progresser de 9,5 %, pour moitié grâce à sa filiale française Biogaran et pour l'autre par Egis en Europe de l'Est, a précisé Servier.
À lire également
Des résultats qui n'empêchent pas le groupe de vouloir tout de même vendre Biogaran, afin de se concentrer sur des filiales à plus haute valeur ajoutée. Le processus de vente est toutefois en pause depuis septembre dernier. La faute à un partenaire qui « ne répondait pas à l'ensemble des critères », avait alors déclaré le groupe. Aucune nouvelle discussion n'a été reprise, a de nouveau confirmé ce mardi Pascal Lemaire, vice-président exécutif Finance.
Choc énergétique : pourquoi la France résiste mieux qu'en 1973, 1979 et 2022
Sauvetage de Fibre Excellence : l'arrivée d'un « investisseur français sérieux » redonne de l'espoir
Le G7 acte la lutte contre la dépendance aux minerais de la Chine
Pétrole : la demande recule, les stocks se vident quand même