Vente de Biogaran : la souveraineté pharmaceutique s'invite dans le débat des élections européennes

Photo d'illustration
Yves Herman

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La tête de liste des écologistes pour les élections européennes, Marie Toussaint, a présenté vendredi son plan pour « une souveraineté pharmaceutique européenne », en réponse à la possible vente du géant français des médicaments génériques Biogaran par le groupe Servier.
« Nous avons besoin d'un droit de préemption européen pour éviter les délocalisations », a expliqué l'eurodéputée lors d'une conférence de presse.
Selon plusieurs médias, Servier a mis en vente Biogaran depuis plusieurs mois et au moins deux acquéreurs indiens sont sur les rangs. Le géant des médicaments génériques fait travailler en sous-traitance plus de 8.000 salariés en France.
Marie Toussaint s'est également prononcée pour le fait « d'établir des stocks stratégiques au niveau européen » et pour la création « d'un service public européen du médicament ».
La candidate a également plaidé pour un « Airbus du médicament », donc une coopération industrielle européenne, « en particulier pour produire les substances actives ».
Enfin, Marie Toussaint est favorable au « contrôle du prix des médicaments », qui passe, selon elle, « par l'encadrement des marges des entreprises des 'Big Pharma' », les grands groupes pharmaceutiques.
« Cette décision du laboratoire Servier est incompréhensible », a affirme Valérie Hayer, tête de liste Renaissance aux élections européennes, dimanche au micro de France Inter, en réponse à la possible vente du géant français des médicaments génériques Biogaran par le groupe pharmaceutique.
Vendredi, le ministre délégué à l'Industrie, Roland Lescure, s'est dit « prêt à recevoir les acheteurs potentiels » de Biogaran, géant français des médicaments génériques, dont la cession par Servier à un groupe étranger est envisagée.
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Biogaran, peu connu du grand public, fournit un générique sur trois vendus en France et fait travailler en sous-traitance plus de 8.000 salariés dans 39 usines dans le pays. Selon plusieurs médias, dont les Echos et RMC, Servier l'a mis en vente depuis plusieurs mois et au moins deux acquéreurs indiens sont sur les rangs.
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Roland Lescure a exprimé son agacement face à cette possible cession, alors que la France met en place une politique pro-active pour attirer de grands laboratoires pharmaceutiques sur son territoire.
Le ministre a insisté sur l'importance que les sites de production demeurent en France.
(avec agences)