Servier multiplie les partenariats avec les biotechs pour trouver un second souffle

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Servier se focalise sur cinq axes thérapeutiques pour atteindre les 5 milliards d'euros de croissance en 2020.
Servier se focalise sur cinq axes thérapeutiques pour atteindre les 5 milliards d'euros de croissance en 2020. (Crédits : Reuters)
Le deuxième laboratoire pharmaceutique s'est associé à la biotech française OSE Immunotherapeutics pour développer des traitements contre les maladies auto-immunes. Servier mise sur une quarantaine de partenariats pour mettre de nouveaux médicaments sur le marché et relancer une croissance aujourd'hui stagnante.

Si depuis quelque temps la priorité numéro 1 de Servier est l'oncologie, le deuxième laboratoire pharmaceutique français compte également se développer dans d'autres axes thérapeutiques. Il a signé signé une option de licence avec La biotech française OSE Immunotherapeutics pour le développement et la commercialisation de son produit Effi-7. Le montant total de la transaction pourrait atteindre les 272 millions d'euros, comprenant un paiement de 10,25 millions d'euros destinés à la biotech dès la signature de cet accord.

Effi-7 pourrait rétablir l'équilibre immunitaire altéré dans des maladies inflammatoires de l'intestin, le diabète de type 1, la sclérose en plaques,  la polyarthrite rhumatoïde selon les conclusions des études précliniques menées par la biotech.

Cette transaction montre que Servier mise sur une stratégie à long terme, puisque le produit développé par OSE, bien que prometteur, n'est qu'en phase de développement préclinique. L'accord implique que si Effi-7 passe le cap de la phase II des essais cliniques, Servier poursuivra son développement jusqu'à une potentielle commercialisation.

Des partenariats pour se développer dans des activités non traditionnelles

Ces dernières années, Servier a multiplié les partenariats avec des biotechs. En 2016, il s'est associé avec Sorrento pour développer un anticorps en immuno-oncologie,  Spectrum pour des traitements en hématologie et oncologie, ou encore avec l'américain Amgen dans l'insuffisance cardiaque chronique.

Le groupe français s'appuie sur une quarantaine de partenariats, dont 15 en oncologie. Une stratégie s'avérant nécessaire. Servier a peu d'autres options pour avancer rapidement dans des domaines thérapeutiques qui ne font pas partie de ses activités traditionnelles.

Il compte également sur des investissements élevés en R et D (24% de son chiffre d'affaires en 2015) par rapport au reste de l'industrie pharmaceutique pour développer les axes stratégiques sur lesquels il a décidé de se focaliser l'année dernière: les cancers, les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies immuno-inflammatoires et les maladies neurodégénératives.

Actuellement, le groupe ne parvient pas à faire décoller sa croissance. S'il enregistre des bénéfices en hausse, son chiffre d'affaires stagne (3,9 milliards d'euros pour l'exercice décalé 2014/2015). Il espère atteindre les 5 milliards d'euros de revenus en 2020 grâce à la mise sur le marché d'une partie de son portefeuille de médicaments (une vingtaine) en phase de développement.

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Commentaires
a écrit le 29/12/2016 à 10:53 :
Voilà la limite du système oligarchique, un oligarque irresponsable continue quand même de monopoliser les outils de production.

La crise économique ne vient que de là.

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