En plus de ses activités historiques, Servier veut accélérer dans son oncologie, domaine thérapeutique pour lequel il consacre la moitié de ses dépenses en R et D.
Cinq et demi après l'éclatement du scandale du Mediator, Servier cherche à redorer son blason, mais également de nouveaux relais de croissance. Le laboratoire veut compléter les revenus issus de son activité historique, des traitements cardiovasculaires, encore aujourd'hui sa première source de revenus (il est le numéro 2 en Europe dans ce domaine). Il accélère désormais dans les traitements contre le cancer.
"L'oncologie est la priorité numéro 1", expliquait Éric Falcand, vice-président de Servier, lors des Innovations days, lundi 3 octobre. Preuve de la volonté d'accélérer significativement dans ce domaine thérapeutique, Servier consacre aujourd'hui 50% des ressources en R et D dans la recherche de traitements contre le cancer, et compte maintenir ce cap dans les années à venir. Cela représente environ 468 millions d'euros par an, si l'on s'en tient aux 24% de ses revenus consacrés à la R et D.
Le groupe dispose aujourd'hui de huit médicaments en oncologie en lancement ou en phase de développement.
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Enfin, Servier explore également d'autres pistes, comme les médicaments inhibiteurs de protéases, qui permettraient de ralentir la progression des cancers. Servier a annoncé le 10 octobre qu'il allait désormais prendre en charge la suite d'un programme de recherche-développement en oncologie sur cette stratégie thérapeutique, développé en partenariat avec Hybrigenics
Servier s'appuie sur beaucoup de partenariats (une quarantaine, dont 15 en oncologie), certainement en partie parce que les recherches contre le cancer ne font pas partie de ses activités historiques. "Nous sommes partis de presque rien il y a quelques années", rappelle Éric Falcand.
L'oncologie, priorité de la plupart des géants pharmaceutiques
Le choix de Servier s'aligne avec celui de la plupart des grands laboratoires pharmaceutiques dans un secteur de plus en plus concurrentiel. Sur les 63 milliards de dollars de transactions annoncées dans l'industrie pharmaceutique entre janvier et juillet, 20% étaient dédiés à l'oncologie.