Quelque 3,8 milliards de dollars ont été levés au premier semestre 2017 dans le secteur des dispositifs médicaux, un record. Mais les gros acteurs, comme la filiale d'Alphabet (Google), se sont emparés de la plus grosse part du gâteau, selon une étude du cabinet EP Vantage. La majorité des startups concevant des technologies médicales connaissent en parallèle des difficultés pour se financer.
On y apprend qu'au premier semestre 2017, les sociétés concevant des technologies médicales ont levé pas moins de 3,8 milliards de dollars (3,2 milliards d'euros) auprès de fonds d'investissement. Un record absolu. Ce montant égale quasiment les sommes levées sur toute l'année 2016 (4 milliards de dollars au total).
Les deux tiers des levées de fonds issues d'une dizaine de transactions
In fine, 64% des 3,8 milliards dollars proviennent des dix levées de fonds les plus importantes du premier semestre 2017. Les autres entreprises se sont partagées 1,26 milliard de dollars. L'année dernière, le top 10 des deals représentaient 22% des 4 milliards de dollars levées. les sociétés restantes se partageaient donc 3,1 milliards de dollars. Autre chiffre peu encourageant, le nombre de levée de fonds : au second trimestre 2017, EP Vantage n'en recense que 48, ce qui en fait le plus faible nombre depuis 2006.
En clair, les jeunes sociétés et celles de taille modeste peinent à se financer, selon l'étude. Une tendance que le lobby des medtech AdvaMed évoquait dans un rapport publié à l'automne 2016. "La part de capital-risque dédié aux sociétés en cours de développement mais ne commercialisant pas ses produits est passé de 10% en 1993 à 3% en 2014", était-il alors souligné. Le groupe d'intérêt avançait que la majorité des levées de fonds étaient inférieures à 5 millions de dollars.
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Stagnation du nombre de sociétés de technologies médicales
Selon EP Vantage, "l'argent ne revient pas aux sociétés qui en ont le plus besoin" ce qui les "prive des financements nécessaires pour se maintenir à flot". Et d'ajouter : cette tendance "risque de diminuer les chances de voir un fort développement de la nouvelle génération des technologies médicales". Le cabinet craint une surmortalité des startups et in fine la baisse du nombre de medtechs en Europe et aux Etats-Unis.