Trump devrait finalement avantager l'industrie pharmaceutique avant de baisser les prix des médicaments

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L'administration Trump rassure à nouveau l'industrie du médicament, notamment les sociétés spécialisées dans les médicaments à forte ajoutée, potentiellement ceux qui peuvent être vendus les plus cher. L'indice Nasdaq biotechnology (qui regroupe les principales biotechs cotées en Bourse) prenait ainsi 4,05%, mercredi 21 juin.
L'administration Trump rassure à nouveau l'industrie du médicament, notamment les sociétés spécialisées dans les médicaments à forte ajoutée, potentiellement ceux qui peuvent être vendus les plus cher. L'indice Nasdaq biotechnology (qui regroupe les principales biotechs cotées en Bourse) prenait ainsi 4,05%, mercredi 21 juin. (Crédits : CARLOS BARRIA)
Le présdident des Etats-Unis prévoit des mesures pour renforcer l'industrie du médicament, d'après une ébauche de décret que le New York Times s'est procuré. Réduire le prix des traitements, régulièrement évoqué durant la campagne présidentielle, ne semble plus être la priorité.

On connaît désormais plus précisément les projets de Donald Trump en ce qui concerne l'industrie pharmaceutique. Ces derniers ont été dévoilées cette semaine par le New-York Times, qui s'est procuré une ébauche de décret rédigée par l'administration Trump. Force est de constater que les algarades du président américain à l'égard des fabricants de médicaments font partie du passé.

La majorité des mesures est favorable aux intérêts de l'industrie pharmaceutique, parfois réclamées ouvertement par celle-ci. On peut citer la réduction d'un programme fédéral qui exige que les compagnies pharmaceutiques accordent des rabais aux hôpitaux et aux cliniques, ou encore le renforcement du monopole des fabricants de médicaments dans le pays et mieux protéger la propriété intellectuelle des entreprises du médicament.

Concernant le prix des médicaments, Donald Trump ne ne semble plus aussi déterminé à faire chuter le prix des médicaments en demandant des efforts aux laboratoires. Le document évoque "la réduction des obstacles réglementaires comme la meilleure solution pour faire baisser les prix". Il recule ainsi sur un des axes forts de sa campagne présidentielles, durant laquelle il assurait qu'il fallait "passer outre les intérêts privés", jugeant que "les laboratoires pharmaceutiques fournissent un service public".

Avec la publication de cette ébauche de décret, l'administration Trump rassure à nouveau l'industrie du médicament, notamment les sociétés spécialisées dans les médicaments à forte valeur ajoutée, potentiellement ceux qui peuvent être vendus les plus cher. L'indice Nasdaq biotechnology (qui regroupe les principales biotechs cotées en Bourse) prenait ainsi 4,05%, mercredi 21 juin.

Trump accusé d'être sous l'emprise du lobby pharmaceutique

Depuis les révélations du New York Times, les critiques à l'égard du président des Etats-Unis se sont multipliées. Du côté des démocrates, Elijah Cummings, élu à la chambre des représentants des États-Unis, et le sénateur Peter Welch ont, dans une lettre datée de mercredi et adressée à Donald Trump, jugent que le président agira "en faveur des lobbies pharmaceutiques" s'il met en place un tel plan.

Même son de cloche chez certaines ONG. Peter Maybarduk, directeur de l'organisation a but non lucratif Public Citizen's Access to Medicine, a estimé que "les big pharma se sont emparées de l'administration Trump"Pour étayer ses propos, il évoque les liens entre plusieurs membres du gouvernement et l'industrie pharmaceutique. En première ligne, Joe Grogan, directeur du programme santé, qui a travaillé pour des laboratoires Gilead, à la tête de la partie "affaires fédérales", ou encore pour  Amgen, avant de rejoindre l'administration du président des Etats-Unis.

Le lobby pharmaceutique se mobilise

Depuis l'investiture de Donald Trump en janvier, le lobby pharmaceutique se montre particulièrement actif. Il a dépensé plus de 78 millions de dollars en lobbying, soit 14% de plus que l'année dernière sur la même période, selon les chiffres relayés par l'organisme à but non lucratif the Center for Responsive Politics,.

C'est le secteur le plus actif dans ce domaine devant celui des assurances (40 milliards de dollars).

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Commentaires
a écrit le 23/06/2017 à 9:04 :
Voilà comment on casse un président qui semble en effet n'être qu'un bonimenteur.

Voilà ce qu'est le vote contestataire d'extrême droite, des gens qui vous promettent la lune et qui arrivés au pouvoir se l'offrent à eux seuls.

Je suppose que l'on va pouvoir attendre longtemps en ce qui concerne la séparation des activités bancaires de dépôts et d'investissement.

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