Les fabricants de vaccins doivent-ils s'inquiéter ? Robert F. Kennedy Jr, le neveu du président John F. Kennedy, a annoncé qu'il sera nommé par Donald Trump à la tête d'une commission pour examiner la sécurité autour des vaccins et leur intégrité scientifique.
Robert F. Kennedy Jr est un avocat connu pour son scepticisme vis-à-vis des vaccins. En 2015 par exemple, il avait comparé "le nombre grandissant d'enfants touchés par l'autisme en lien avec l'utilisation des vaccins" à l'Holocauste, avant de s'excuser.
En 2014, Donald Trump s'exclamait dans un tweet: "Des enfants en bonne santé vont chez le docteur, se font injecter beaucoup de vaccins, puis ne se sentent pas bien et changent.-AUTISME. Dans de nombreux cas!
Néanmoins, ce dernier s'était également dit "pro-vaccin" pendant la campagne "estimant qu'il fallait injecter des doses plus faibles".
La méfiance des deux hommes vis-à-vis des vaccins s'appuie sur une étude parue dans la revue scientifique spécialisée The Lancet en 1998. Elle évoquait une connexion entre le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR) et l'autisme. Depuis, la revue scientifique a retiré l'étude.
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Une série de publications a en outre évoqué la sûreté de ce type de vaccins. Enfin, le BMJ, une autre revue scientifique de référence, assurait que l'étude de 1998 s'appuyait sur des données erronées.
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Une chose est sûre: la sortie de John F. Kennedy a déplu à de nombreux professionnels de santé, et à certains acteurs l'industrie pharmaceutique. Sur Twitter, le directeur de Ligand Pharmaceuticals et ancien président de la R et D à Pfizer (dont les vaccins représentent plusieurs milliards de dollars de revenus) a lancé:
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