Variole du singe (Mpox) : la France mobilise 232 sites de vaccination
latribune.fr
En France, le ministre délégué à la Santé, Frédéric Valletoux, dans une interview à La Tribune Dimanche, a prévenu que des « cas sporadiques » du nouveau variant pourraient apparaître « sans doute prochainement ». (Photo d'illustration)
A travers un message sur le réseau social X (auparavant Twitter), le Premier ministre démissionnaire, Gabriel Attal, a annoncé la mise en place de 232 sites de vaccination contre le Mpox (anciennement appelé variole du singe).
En réponse à la montée inquiétante de l'épidémie de Mpox, et malgré l'absence de cas sur le territoire français pour le moment, Gabriel Attal, Premier ministre démissionnaire, a annoncé ce mardi l'ouverture immédiate de 232 sites de vaccination à travers la France. Cette mesure vise à renforcer la capacité de réponse face à la propagation du virus, et elle est accompagnée de la promesse de 100.000 doses de vaccins pour les pays les plus touchés.
Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), Gabriel Attal a souligné que le pays est prêt à « faire face à tous les scénarios et à tous les risques ». Cette déclaration fait suite à une réunion cruciale tenue vendredi, au cours de laquelle le système de santé français a été placé en « état de vigilance maximale ».
Cette mesure préventive s'inscrit dans une stratégie globale pour limiter les risques liés au Mpox, un virus connu depuis longtemps mais qui présente de nouveaux défis avec l'émergence de variants plus virulents.
L'Institut Pasteur était « prêt »
L'Institut Pasteur a annoncé lundi être prêt à « tester et vacciner les patients à la demande des autorités françaises ». Selon le communiqué de l'Institut, depuis le week-end dernier, la cellule d'intervention biologique d'urgence (CIBU) a été activée pour analyser les prélèvements suspects.
Le centre médical, qui avait déjà pris en charge des patients atteints de Mpox lors de l'épidémie de 2022, a déclenché son protocole interne pour tester les patients présentant des symptômes dans des conditions optimales de sécurité. L'Institut est également prêt à vacciner toutes les personnes issues des populations ciblées par les recommandations sanitaires en cours de réévaluation.
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Le gouvernement français, dans un « point sanitaire » publié lundi soir, a précisé qu'aucun cas de Mpox clade 1 n'a encore été signalé sur le territoire national. Cependant, il reste en alerte, en particulier après la détection récente du clade 1b en Suède et les préoccupations croissantes en Afrique centrale et orientale. Le Premier ministre a également évoqué la mise en place d'un numéro d'information gratuit, le "Mpox info service" (08 01 90 80 69), disponible tous les jours de 8 heures à 23 heures, pour fournir des renseignements au public.
Recommandations de l'OMS
Lors d'un point presse des agences de l'ONU, Hans Kluge, directeur Europe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a précisé que le Mpox ne doit pas être considéré comme « le nouveau Covid ». Il a expliqué :
« Nous savons beaucoup de choses sur le Mpox, et il ne s'agit pas d'une crise de la même ampleur que celle du Covid-19. Le risque pour la population générale est faible, bien que les modes de transmission du virus ne soient pas encore totalement clairs ».
Selon Kluge, le virus, découvert pour la première fois en 1958, se transmet principalement de l'animal à l'homme, bien qu'une transmission interhumaine soit également possible.
L'OMS appelle à intensifier les efforts de surveillance et de vaccination, particulièrement dans les zones à risque comme la République Démocratique du Congo (RDC), où le clade 1b est en pleine recrudescence. La propagation rapide du clade 1b, avec plus de 570 décès rapportés en RDC, a conduit l'OMS à décréter le 14 août une « urgence de santé publique de portée internationale ». Ce niveau d'alerte, le plus élevé de l'OMS, avait déjà été utilisé en 2022 lors de l'épidémie mondiale causée par le clade 2b.
Mobilisation internationale et soutien
À l'international, la réponse est également en cours. Les États-Unis ont promis 50.000 doses supplémentaires de vaccin, tandis que le Japon fournira 3,5 millions de doses, principalement destinées aux enfants. L'Union africaine, en collaboration avec l'Union européenne et le laboratoire Bavarian Nordic, prévoit de déployer environ 200.000 doses en Afrique.
En France, le ministre délégué à la Santé, Frédéric Valletoux, dans une interview à La Tribune Dimanche, a prévenu que des « cas sporadiques » du nouveau variant pourraient apparaître « sans doute prochainement ». Cette déclaration met en lumière la nécessité de maintenir des mesures préventives, surtout pour les voyageurs se rendant dans des zones à risque.