[Article publié le samedi 10 août à 17H53 et mis à jour le mercredi 14 août à 15H58] Vers un état d'urgence maximale ? C'est en tout cas la voie envisagée par l'OMS qui s'inquiète de la propagation d'une nouvelle souche de Mpox, ou variole du singe, en République démocratique du Congo (RDC). L'organisation se réunissait ce mercredi pour discuter de cette possibilité.
L'urgence de santé publique de portée internationale est la plus haute alerte que l'OMS peut déclencher. C'est le chef de celle-ci qui peut la lancer, sur les conseils du comité.
C'est déjà le cas pour l'Union africaine Africa CDC (Centres de contrôle et de prévention des maladies du continent). Cette dernière a déclaré, mardi 13 août, « une urgence de santé publique », également son plus haut niveau d'alerte, face à l'épidémie de Mpox.
« Ila désormais traversé les frontières, touchant des milliers de personnes à travers notre continent (...) J'indique, le cœur lourd, mais avec un engagement indéfectible envers notre peuple, envers nos citoyens africains, que nous déclarons le mpox comme une urgence de santé publiquecontinentale », a justifié le président de l'Africa CDC, Jean Kasenya, lors d'une conférence de presse.
En tout, au moins 16 pays du continent, sur 55, ont déjà enregistré des cas de cette nouvelle souche de Mpox - découverte en septembre 2023 - avec 887 cas répertoriés rien que pour la semaine dernière, et cinq décès. Un emballement qui est dû, en grande partie, au mode de transmission de ce nouveau variant.