Variole du singe (Mpox) : la Thaïlande fait état d'un cas sur son territoire
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Le patient est un Européen de 66 ans, arrivé en Thaïlande en provenance d'Afrique le 14 août.
DADO RUVIC
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Le patient est un Européen de 66 ans, arrivé en Thaïlande en provenance d'Afrique le 14 août.
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Après la Suède, le Pakistan et les Philippines, c'est au tour de la Thaïlande de faire état d'un cas de Mpox sur son territoire ce mercredi. Le patient est un Européen de 66 ans arrivé en Thaïlande en provenance d'Afrique le 14 août, a indiqué à l'AFP Thongchai Keeratihattayakorn, directeur du département de contrôle des maladies du royaume.
Les autorités doivent encore déterminer s'il s'agit, ou non, de la souche clade 1b, pour laquelle l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale jeudi dernier. Des tests de laboratoire sont en cours pour confirmer la souche, mais les autorités pensent qu'il s'agit bien du nouveau variant.
La personne infectée a été placée en quarantaine à l'hôpital, « a été testée et il ne s'agit pas de la souche clade 2 », plus ancienne, a rapporté le responsable à l'AFP. « Nous sommes convaincus qu'il s'agit du variant clade 1, mais nous devons attendre le résultat final du laboratoire dans deux jours », a-t-il ajouté. Les autorités sanitaires surveillent 42 personnes ayant été en contact avec le malade.
Pour rappel, le Mpox, anciennement appelé variole du singe, a été découvert en 1958 au Danemark, chez des singes élevés pour la recherche. Il a été découvert chez l'homme en 1970 en République démocratique du Congo (RDC). Il s'agit d'une maladie virale qui se propage de l'animal à l'homme mais se transmet aussi via un contact physique étroit. La maladie provoque de la fièvre, des douleurs musculaires et des lésions cutanées.
La souche clade 1, responsable de l'épidémie actuelle en Afrique, est mortelle dans 3,6% des cas et est particulièrement dangereuse pour les enfants, selon l'OMS. Au total, 18.737 cas suspectés ou confirmés ont été répertoriés depuis le début de l'année en Afrique, a affirmé samedi l'agence de santé de l'Union africaine (Africa CDC). La RDC est de loin le pays le plus touché, avec au moins 16.000 cas dont 548 mortels.
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Lundi dernier, les Philippines avaient annoncé avoir diagnostiqué un cas de Mpox sur un homme de 33 ans. Mais la souche n'est pas liée à celle du virus qui sévit actuellement en Afrique, ont indiqué ce mercredi les autorités sanitaires du pays. « Il s'agit de l'ancien variant », a déclaré à l'AFP le ministre philippin de la Santé Teodoro Herbosa.
La Suède est le premier pays non-africain à avoir enregistré un cas de sous-type clade 1b, le 15 août. Le Pakistan a aussi enregistré un cas vendredi dernier. Mais les résultats du séquençage, déjà communiqués pour le Pakistan, n'ont pas révélé que la souche était celle du variant qui sévit actuellement en Afrique.
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Le monde en sait « déjà beaucoup » sur le Mpox, et l'on ne peut donc pas le considérer comme « le nouveau Covid », a tenu à rassurer mardi le directeur Europe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Hans Kluge.
« Nous en savons beaucoup sur le clade 2. Il nous reste à en apprendre davantage sur le clade 1 », a-t-il affirmé, relevant que « nous savons comment lutter contre le Mpox ».
(Avec AFP)
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