Vers un meilleur traitement des cancers
Marie Nidiau
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L'immunothérapie a pour objectif d'activer le système immunitaire du patient afin qu'il attaque de lui-même la tumeur.
LT/DORIANO STROLOGO
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L'immunothérapie a pour objectif d'activer le système immunitaire du patient afin qu'il attaque de lui-même la tumeur.
LT/DORIANO STROLOGO
C'est peut-être l'une des plus grosses menaces sanitaires que les pays développés devront affronter. Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), agence issue de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a présenté un scénario catastrophe en début d'année: une hausse de 77 % de cas annuels est attendue entre 2022 et 2050. En France, le nombre de cancers a déjà doublé depuis trente ans, touchant 433136 individus en 2023. Face à cette vague imminente de personnes atteintes, la recherche s'active et se lance dans un contre-la-montre effréné. Aujourd'hui, tous les yeux sont tournés vers l'immunothérapie, dernière innovation de rupture apparue en 2010 dans le traitement des cancers et dont l'ampleur des bénéfices reste à découvrir.
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Concrètement, l'immunothérapie a pour objectif d'activer le système immunitaire du patient afin qu'il attaque de lui-même la tumeur. Et c'est là toute la différence avec les traitements antérieurs, qui consistaient à cibler les cellules cancéreuses par des éléments extérieurs à l'individu. S'il existe plusieurs formes d'immunothérapie, l'un des axes principaux de la recherche vient du côté des vaccins. Et plus particulièrement de l'ARN messager, mis en lumière pendant la crise du Covid-19. Au congrès de l'Esmo, la grande messe européenne de l'oncologie qui s'est déroulée à Barcelone du 13 au 17 septembre, une toute première étude sur l'homme d'une immunothérapie expérimentale à base d'ARN messager a montré des résultats positifs sur les cancers du poumon ou encore de la peau. Mais cette technologie présente plusieurs limites et rend sceptiques certains scientifiques.
Marie Nidiau