Conseil stratégique pour Areva

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le groupe public spécialiste du nucléaire réunit ce mardi un conseil de surveillance clé sous la présidence de Jean-Cyril Spinetta. La présidence du directoire Anne Lauvergeon devrait accepter de céder sa filiale T & D. Un plan global de financement pourrait être présenté.

Le groupe public spécialiste du nucléaire réunit ce mardi un conseil de surveillance clé sous la présidence de Jean-Cyril Spinetta. La présidence du directoire Anne Lauvergeon devrait accepter de céder sa filiale T & D, Transport et Distribution. Plusieurs candidats sont sur les rangs dont Alstom, ex propriétaire de T & D, et Scheider. Le prix pourrait s'élever à 3 voire 3,5 milliards d'euros. Alstom et Schneider pourraient s'associer, l'un reprenant les activités hautes tensions, l'autre la basse tension.

Les syndicats contestent ce projet. Ils ont commandé une expertise économique et organiseront aujourd'hui une grève sur les sites de Mâcon (Saône-et-Loire) Villeurbane (Rhône), Petit Quevilly (Seine-Maritime) et Fabrègues (Hérault), à l'appel de l'intersyndicale CFT-CFDT-CGC-CFTC. Par ailleurs, "le comité de groupe européen a commandé une expertise économique qui analysera le scénario d'une cession par Areva de T et D", a indiqué à l'AFP (Agence France Presse) Maureen Kearney, secrétaire CFDT du comité de groupe.
 

Au delà du sujet T & D, c'est la question des besoins de financement d'Areva qui doit être abordée et à laquelle la présidente du directoire Anne Lauvergeon devra répondre. Entre son développement futur, les surcoûts sur le nouveau réacteur nucléaire EPR en Filande, les autres EPR à réaliser, notamment en France, le groupe a t-il besoin de 5, de 7 ou de 10 milliards d'euros ?

Dès lors, la problématique du besoin ou non d'une augmentation de capital sera également posée. On parle d'une opération réservée à des investisseurs étrangers. Le japonais Mitsubishi, pourtant concurrent d'Areva dans le nucléaire ? Le fonds chinois CIC ? Des intérêts du Moyen Orient ? Tout est ouvert.

En filigrane, mêle si elle n'est pas directement abordée ce mardi, c'est aussi la question du maintien d'Anne Lauvergeon à la tête du groupe qui devra être tranchée.
 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Une augmentation de capital diluera l'actionnariat si les "business angels" français ou européens ne montent pas au créneau.
Fleuron de la technologie européenne, il serait préférable qu'une autre solution de financement plus diversifiée soit retenue.

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