Areva repousse à janvier le vote de son budget 2011

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René Ricol, co-président du comité d'audit du conseil d'Areva, explique à La Tribune que "le budget 2011 n'a pas été rejeté" comme l'affirment des sources anonymes citées par Reuters, mais que "faute de temps, son examen approfondi, ainsi que celui de projections pour 2012 ont été repoussés à janvier".

La tension monte autour d'Areva, après le semi échec de l'augmentation de capital que l'Etat est en train de boucler. Selon des sources proches du dossier, citées par Reuters ce lundi après-midi, le comité d'audit du conseil de surveillance d'Areva aurait rejeté une première version du budget du spécialiste du nucléaire pour 2011 et demandé une nouvelle mouture intégrant davantage d'économies.

"Pas du tout", déclare à La Tribune René Ricol, commissaire général à l'investissement et co-président du comité d'audit. "Nous n'avons rien rejeté". "Suite à un ordre du jour assez chargé, nous avons décidé de reporter à une prochaine réunion, en janvier, l'examen approfondi du budget 2011 et des projections 2012".

C'est cependant la première fois que le conseil de surveillance d'Areva demande à examiner deux années de budget. "Les pratiques évoluent. Il est tout à fait normal que nous demandions à avoir une visibilité pour 2012. Il ne faut pas sur-interpréter cette demande. Ce n'est pas un signal négatif", ajoute-t-il.

Ces déclarations interviennent alors que l'inquiétude grandit en interne. "L'augmentation de capital ayant rapporté 900 millions, loin des 3 milliards d'euros attendus, on s'attend à des coupes dans les investissements", affirme un délégué syndical.

Il est rare qu'Areva ne boucle pas son budget en fin d'année. Un précédent : en décembre 2007, le conseil de surveillance d'Areva n'avait pas approuvé l'intégralité du budget pour 2008. Il s'était contenté de voter le budget de fonctionnement mais pas les investissements prévus, pour souligner - déjà - l'insuffisance des moyens financiers octroyés par l'Etat actionnaire à 91% du groupe nucléaire.

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