Fusion anglo-saxonne géante dans le forage pétrolier offshore

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Le spécialiste britannique du forage Ensco a annoncé lundi le rachat de l'américain Pride, spécialisé dans l'offshore profond, pour 7,3 milliards de dollars.

Toujours sinistré dans le golfe du Mexique, l'offshore reste ailleurs dans le monde un réservoir de croissance incontournable pour les majors pétrolières.

Partant de ce constat, le spécialiste britannique du forage Ensco a annoncé lundi le rachat de l'américain Pride, spécialisé dans l'offshore profond, pour 7,3 milliards de dollars. Le nouvel ensemble deviendra le numéro deux mondial du forage offshore, derrière le suisse Transocean, propriétaire de la plate-forme maudite Deepwater Horizon, louée par BP, qui avait explosé au large de la Louisiane en avril 2010. L'opération, en cash et titres, reflète une prime de 21 % sur le cours de Pride. Le nouvel ensemble détiendra 74 plates-formes de forage, ces infrastructures que les pétroliers sont prêts à louer pour plus d'un demi-million de dollars par jour.

Portées par le prix élevé du baril, les majors ont remis les bouchées doubles dans l'exploration. Ecartées des zones les plus faciles d'accès, elles vont chercher de plus en plus profond et de manière de plus en plus technique, dans des endroits où leur expertise leur donne encore l'ascendant sur les compagnies d'État (ou au moins sur certaines). Selon l'IFP-Énergies Nouvelles, près de 30 nouveaux champs, situés sous près de 1.000 mètres d'eau, devraient ainsi être mis en production tous les ans d'ici à 2020, soit deux fois plus qu'au cours de la décennie 2000-2010.

Or Pride International, qui dirige le seul centre de formation de forage en France, dans la région de Pau, est particulièrement présent dans le « deepwater », notamment dans les régions dynamiques que sont le Brésil et l'Afrique de l'Ouest. « Je pense qu'Ensco manquait un peu d'expertise technique dans l'offshore profond. Le nouveau groupe gagnera aussi en taille critique », souligne un expert de l'industrie.

Mais une surenchère n'est peut-être pas exclue. Le norvégien Seadrill, actionnaire de Pride à hauteur de 9,5 %, a indiqué évaluer l'offre d'Ensco.

O. H.

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