GDF Suez vend 25% de ses gazoducs

 |   |  330  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Bloomberg)
Des discussions sont en cours avec un consortium public composé de CNP Assurances, de la CDC Infrastructures et de la Caisse des Dépôts. L'offre de ce consortium valorise cette participation à 1,1 milliards d'euros.

Voilà qui va contribuer au désendettement de GDF Suez. Le groupe de Gérard Mestrallet a annoncé ce jeudi qu'il allait céder 25% de sa GRTgaz, sa filiale de transport de gaz (qui gère les gazoducs en France). Des discussions avancées sont en cours "avec un consortium public composé de CNP Assurances, de la CDC Infrastructures et de la Caisse des Dépôts pour développer un partenariat de long terme dans le domaine de transport de gaz naturel en France et en Europe", explique le groupe dans un communiqué.

L'offre de ce consortium valorise ces 25% dans GRTgaz à 1,1 milliard d'euros. L'opération pourrait aboutir au cours du second semestre 2011. Le syndicat CGT Energies-mines a dénoncé cette opération. La loi française rend possible cette ouverture du capital des gazoducs mais stipule que le capital de GRTgaz ne peut être détenu que par Gaz de France, l'Etat ou des entreprises ou organismes du secteur public. Le consortium public permettra à GRTgaz de se développer hors de France. par l'acquisition des participations détenues par GDF Suez en Allemagne et en Autriche, selon un communiqué commun.

Cette cession s'inscrit dans le projet de ventes d'actifs de la direction. En fin d'année, leGDF Suez avait fait part d'un programme de vente de 4 milliards d'euros d'actifs en 2011 (depuis sa création il y a deux ans, le groupe était plutôt sur un rythme de 3 milliards), décidé après le rachat en décembre du britannique International Power.

Aussi, dans cet esprit, l'énergéticien pourrait également se pencher sur l'ouverture du capital de sa branche «exploration -production, spécialisé dans l'exploration et la production de de gaz et de pétrole. Cela dans un schéma identique à celui de GRTgaz : céder une participation minoritaire à un ou deux partenaires, de préférence des investisseurs institutionnels. La direction souhaite en effet conserver le contrôle de cette branche. Et exclut toute introduction en Bourse.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :