GDF Suez se développe en Chine mais inquiète pour son activité nucléaire belge

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GDF Suez a validé deux accords en Chine, l'un avec le fonds souverain chinois China investment corporation et l'autre dans le secteur du gaz naturel liquéfié avec le groupe CNOOC. Par ailleurs, deux centrales nucléaires de sa filiale Electrabel pourraient fermer en Belgique.

GDF Suez se renforce en Chine. Le groupe a annoncé ce lundi la signature de deux accords en Chine. Le premier concrétise son alliance annoncée en août avec le fonds souverain chinois China investment corporation (CIC). Le second accord, signé avec la China national offshore oil corporation (CNOOC) dans le secteur du gaz naturel liquéfié, prévoit la fourniture par GDF Suez d'un navire méthanier "regazéifieur".

Ces contrats "illustrent la stratégie de développement de GDF Suez en Chine et dans la région Asie-Pacifique", a déclaré le groupe gazier français dans un communiqué. GDF avait déjà indiqué en août que CIC investirait 2,3 milliards d'euros dans son pôle exploration-production en échange d'une participation de 30%, et qu'il prévoyait de céder au fonds chinois sa participation de 10% dans l'usine de liquéfaction Atlantic LNG de Trinité-et-Tobago pour 600 millions d'euros.

Par ailleurs, les médias rapportent que les partis politiques belges, qui négocient la formation d'un nouveau gouvernement, se sont mis d'accord dimanche pour fermer les deux dernières centrales nucléaires du pays, propriété d'Electrabel, filiale de GDF-Suez. Electrabel et GDF Suez ont dit lundi ne pas avoir de commentaire à faire sur cette information, n'ayant pas reçu à ce jour de confirmation officielle sur le sujet.

Le 19 octobre dernier, GDF Suez avait déjà menacé de fermer trois de ses réacteurs en Belgique. Le groupe français avait expliqué que l'apparition d'une nouvelle taxe belge lui coûterait plus d'un milliard d'euros par an. Le projet d'une nouvelle taxation du nucléaire ne date pas d'hier en Belgique mais il se précise.

C'est justement suite à cet accord conclu dimanche prévoyant une sortie de la Belgique du nucléaire qui impacte l'action du groupe français ce lundi. A 9h30, l'action GDF accusait une baisse de 3,86%, à 20,92 euros.

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Commentaires
a écrit le 31/10/2011 à 10:49 :
Les Belges en ont tellement assez d'engraisser les grosses société françaises, de GDF à BNP, qu'ils préféreront bientôt s'éclairer à la bougie et garder leurs sous sous leur matelas.

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