60 milliards d'euros pour le démantèlement des onze premières centrales britanniques

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EDF s'est engagé à payer la déconstruction des nouveaux EPR, dont le coût a été plafonné. La facture finale pour le groupe français ne sera connue que dans quatre-vingts ans.

L'an dernier, le nucléaire britannique a signé une première pour le pays : la mise sous scellés d'un réacteur nucléaire. La centrale de Berkeley, la plus vieille au monde construite uniquement pour des raisons commerciales - en 1957 -, est désormais dans un état « passif ». Le démantèlement complet ne se produira pas avant une soixantaine d'années, mais il ne reste plus qu'une équipe minimum surveillant le coeur atomique. Les circuits de gaz ont été retirés, les 16 chaudières abaissées, et la taille du réacteur réduite de près de 30 mètres.

Le Royaume-Uni avance progressivement dans le démantèlement de ses centrales. Pour onze centrales - dont deux encore en activité - et trois anciens centres de recherche, la supervision est aux mains de la Nuclear Decommissioning Authority (NDA). Les huit autres centrales, toutes en fonctionnement, appartiennent à EDF, qui devra à terme se charger de leur fermeture.

Recherche lieu d'enfouissement

Outre la mise sous scellés de Berkeley, la NDA a également avancé du côté du recyclage des déchets nucléaires : 94 % de ceux venant des réacteurs Magnox (ancienne génération) ont désormais été traités. Reste que le lieu où ils seront enterrés n'est toujours pas déterminé, malgré... plus de quarante ans de recherches et d'échecs successifs.

Le tout doit coûter au total un peu plus de 49 milliards de livres (60 milliards d'euros), selon les derniers calculs de la NDA. Mais le prix varie fortement d'une année à l'autre. En 2009, l'estimation n'était que de 45 milliards de livres (55 milliards d'euros), preuve de l'incertitude qui demeure autour de ce sujet.

Un autre débat domine les futures centrales d'EDF. L'électricien français s'est engagé à payer lui-même le coût du démantèlement des nouveaux EPR, mais le gouvernement a finalement accepté d'y mettre un plafond. Le montant maximum est censé être nettement supérieur au prix réel, mais c'est difficile à dire avec certitude, la facture finale n'étant connue que dans quatre-vingts ans...

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