Antoine Frérot confirmé à la tête de Veolia

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Le conseil d'administration de Veolia Environnement renouvelle la confiance à Antoine Frérot et réaffirme "la pertinence" de son plan stratégique. Le communiqué du groupe de services à l'environnement confirme confirme l'échec du putsch du PDG d'EDF, Henri Proglio, pour placer l'ancien ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, à la tête de Veolia.

"Le conseil d'administration de Veolia Environnement, réuni le 29 février 2012, réaffirme la pertinence du plan stratégique adopté en décembre 2011 et
renouvelle sa confiance au Président-Directeur Général, M. Antoine Frérot". Ce bref communiqué, inhabituel à l'issue d'un conseil d'administration de Veolia, clot définitivement les manoeuvres initiées du PDG d'EDF, Henri Proglio, pour évincer son successeur, Antoine Frérot, coupable de ternir son bilan à la tête du leader mondial des services à l'environnement.

Interrogé par l'AFP, Veolia Environnement n'a donné aucun détail sur le décompte des voix des 17 membres du conseil d'administration (hors président).
Selon une source proche du conseil, "il n'y a pas eu d'opposition", mais "quelques abstentions". "Un administrateur a dit que tout ce bruit était déstabilisant et qu'il fallait y mettre un terme. Il a donc proposé la publication d'un communiqué du conseil" et c'est ce texte qui a été soumis au vote, a raconté cette source.

Des pertes estimées entre 200 et plus de 400 millions en 2011

L'objet initial de cette réunion du conseil matin était la validation des comptes annuels du groupe, qui seront publiés jeudi à 7H00. La plupart des analystes tablent sur un exercice dans le rouge, avec des pertes estimées entre 200 et plus de 400 millions d'euros. La performance de Veolia va pâtir des 838 millions d'euros de provisions et dépréciations passées pour le premier semestre.

Le plan stratégique de restructuration, présenté en décembre, vise à limiter Veolia en activités et en déploiement géographique, mais à le rendre plus rentable et surtout moins endetté que sous l'ère Proglio. Le groupe compte vendre pour 5 milliards d'euros d'actifs, la plus grosse part devant venir de son désengagement dans sa branche de transports publics Veolia Transdev, détenu à 50%-50% avec la Caisse des dépôts. Selon les Echos, le fonds Cube Infrastructure, contrôlé par Natixis, est favori pour racheter la part de Veolia .

Sursis pour Antoine Frérot?

Si son poste semble sauvegardé au moins jusqu'à l'élection présidentielle, la question du maintien d'Antoine Frérot à la tête de Veolia pourrait néanmoins se reposer lors de la prochaine réunion du conseil d'administration le 15 mars. Celle-ci se penchera sur les mandats de quatre administrateurs qui arrivent à échéance. Leur reconduction ou leur remplacement pourraient modifier les rapports de force au sein du conseil.

Par ailleurs, le directeur général de la Caisse des dépôts, Augustin de Romanet, dont le nom avait aussi circulé comme éventuel remplaçant d'Antoine Frérot, a démissionné mercredi du conseil d'administration car il quitte la tête de la CDC le 7 mars. Il sera remplacé par un autre représentant de la CDC.

 

 

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a écrit le 01/03/2012 à 15:37 :
Borloo va boire de l'eau. Veolia +13% ce jour?
a écrit le 01/03/2012 à 13:52 :
On peut s'etonner de la communication rassurante et lénifiante faite aux actionnaires tout à fait digne des années Messier.
Réponse de le 01/03/2012 à 14:21 :
idem pour Vivendi, comme par hasard.
a écrit le 01/03/2012 à 9:54 :
Il est quand même incroyable que le bilan dispendieux du sieur Proglio digne de JMM de Vivendi ne soit pas sinon stigmatisé, au moins consigné(sans doute parce qu'il est encore administrateur). Voila ce que donne toujours ces interminables sagas dignes de "Amour, gloire et beauté" où se mêlent réseaux, turpitudes et coups bas de nos "élites" monarchiques d'état.
a écrit le 01/03/2012 à 7:10 :
Vive la France ou les magouilles politico-industrielle sont la règle dans ce pays pour un bon nombre d'entreprises.
Il semble que l'éré de M. Proglio n'est pas été à la hauteur économique de Véolia et on peut comprendre que l'égo de ce Monsieur en prenne un coup.
Ce Monsieur devenu un politique plus qu'un industriel qui doit sa place non pas à ses compétences la preuve l'état de Véoliadevrait commencer par démisionner de son poste d'administrateur de cette entreprise et il devrait être débarqué d'EDF ou il ne brille pas en dehors ENCORE de ces petites magouilles pour "avaler" ou canibaliser AREVA.
Les politiques ont ruiné la France avec leur petit esprit de magouilleur et surtout avec cette vision UNIQUEMENT POLITIQUE DONC IRRATIONNELLE DU MONDE INDUSTRIEL.
J'attends que nos élus s'ils ne sont pas des godillots et plus particulièrement pour ceux de l'UMP qu'ils demandent le départ de M. Proglio de son poste de patron SUR PAYE par rapport aux résultats d'EDF. Ces entreprises ont besoin de grandes compétences et pas de gestion politico-industrielle.

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