Veolia : Frérot écarte les derniers fidèles de Proglio

 |  | 426 mots
Copyright Reuters
Le PDG de Veolia vient de remplacer au Comité exécutif les derniers dirigeants du groupe datant de l'ère Proglio. Denis Gasquet, son ex rival dans la course à la succession, ancien patron de la branche Propreté, quitte le groupe.

Après le putsch manqué fin février de Henri Proglio pour le faire remplacer par Jean-Louis Borloo à la tête de Veolia, Antoine Frérot renforce sa garde rapprochée. Il évince de son comité exécutif et du groupe les trois derniers dirigeants mis en place par l'actuel patron d'EDF. Initiative saluée par la Bourse. Le titre s'est envolé de 7,4% vendredi après-midi dans la foulée de l'annonce.
Départ le plus emblématique : Denis Gasquet, qui dirigeait depuis 1996 une des quatre branches du groupe, la division Propreté, avant d'affronter Frérot dans la bataille à la succession à l'automne 2009. Il avait été écarté de la tête de sa division l'été dernier (remplacé par Jérôme Le Conte) pour se voir confier la mission à haut risque de mener le programme de réduction des coûts.
Quittent également le comex et le groupe : Olivier Orsini, secrétaire général, et Jean-Pierre Frémont, ex conseiller municipal UDF de Paris (2001-2007), directeur des collectivités publiques et des affaires européennes, poste clé pour un groupe comme Veolia qui réalise une grande partie de son chiffre d'affaires avec les collectivités locales.

Les trois autres "barons" de Proglio précédemment évincés

Les trois autres dirigeants de branche de l'ère Proglio avaient été évincés précédemment. Cet été, pour Olivier Barbaroux, le responsable de la division Energie, remplacé par Franck Lacroix. Début 2011, lors de la fusion avec Transdev pour le patron de la branche Transport Cyrille du Peloux, remplacé par Jérôme Gallot qui vient de la CDC. Le DRH et le directeur financier ont également été nommés par Antoine Frérot depuis son arrivée à la tête du groupe fin 2009.
Antoine Frérot ne perd pas une occasion pour diminuer l'emprise de son prédécesseur sur son groupe. Hier jeudi, il a profité de l'arrivée à échéance du mandat de quatre administrateurs fidèles de Proglio, pour en remplacer deux (Jean-François Dehecq, ex patron de Sanofi, et Esther Koplowitz, patronne d'un groupe espagnol de BTP). Le banquier de Lazard Georges Ralli et l'historique de la Générale des Eaux Serge Michel se sont maintenus, le premier en décrochant un mandat de Groupama, troisième actionnaire de Veolia. Tous ces soutiens ne vont pas être superflus pour le nouveau PDG de Veolia qui a enregistré en 2011 une perte nette de 490 millions d'euros, la première depuis 2003, lorsque l'ex Vivendi Environnement réchappait à peine de l'ère Messier.
 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 19/03/2012 à 14:02 :
Super Proglio fils de J6M, ou quand la mégalomanie fait oublier l'interet de l'entreprise!

Frerot fait le menage et solde les pertes de Proglio!

Vivement qu'il degage d'EDF!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :