Le prix du gaz devrait augmenter de 3,9% dès l'automne

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La formule de calcul des tarifs réglementés du gaz a été modifiée cet été, renforçant encore leur indexation sur les prix de marché.
La formule de calcul des tarifs réglementés du gaz a été modifiée cet été, renforçant encore leur indexation sur les prix de marché. (Crédits : reuters.com)
Une telle évolution des tarifs de GDF Suez est assez classique en automne, période où les consommateurs rallument généralement leurs chaudières.

Retour à la hausse. Les tarifs réglementés du gaz naturel, dont dépendent près de 8 millions de foyers français, devraient grimper de 3,9% au 1er octobre, affirme mercredi Le Figaro, qui évoque des sources non identifiées.

Cependant, cette hausse à venir a été précédée d'une détente globale des tarifs réglementés du gaz naturel depuis le début de l'année. Au 1er septembre, ils avaient ainsi encore reculé de 0,43% en moyenne, portant leur baisse cumulée depuis le 1er janvier à 6,8%, selon les calculs de la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

Risque de perturbation sur l'approvisionnement russe

Une telle évolution des tarifs de GDF Suez est assez classique en automne,  période où les consommateurs rallument généralement leurs chaudières, comme le souligne le quotidien.

La CRE a elle-même mis en garde ces derniers mois contre le risque d'une hausse importante des prix de marché du gaz, liée à la conjugaison de facteurs saisonniers (l'approche de l'hiver) et conjoncturels (la crise russo-ukrainienne, qui pourrait venir perturber l'approvisionnement de l'Europe en gaz russe).

D'autant plus que la formule de calcul des tarifs réglementés du gaz a été modifiée cet été. La CRE a en effet estimé nécessaire d'augmenter de 45,8% à environ 60%, dans la formule tarifaire, la part d'indexation sur le marché de gros (c'est-à-dire au jour le jour, par opposition aux contrats à terme). Autrefois ils étaient essentiellement adossés à l'évolution des cours du pétrole brut.

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Commentaires
a écrit le 04/09/2014 à 5:10 :
La solution serait que l'Etat baisse la TVA en période d'hiver ; mais là on peut toujours attendre.
a écrit le 04/09/2014 à 0:03 :
Il est essentiel de se passer du gaz. L'induction pour la cuisson, le solaire hybride (thermique + PV type Dualsun), l'aérothermie etc pour l'eau chaude et plus, solaire, bois, pompes à chaleur etc pour le chauffage.
a écrit le 03/09/2014 à 21:52 :
A condition d'en avoir du GAZ? si Poutine ferme le robinet le problème c'est plus l'augmentation .
Réponse de le 04/09/2014 à 0:06 :
En baissant de 2°C le chauffage (avec éventuellement un pull !) on fait 2 x 7 = 14% d'economie, soit l'équivalent des importations de gaz de Poutine.
Réponse de le 04/09/2014 à 5:08 :
Depuis quelques années, je baisse de 2% ma consommation de chauffage. Cette année, je serais donc en température négative puisque je ne chaufferais pas. Ah, c'est sûr, ça fait des économies.
a écrit le 03/09/2014 à 19:16 :
Le prix du gaz n'a pas encore augmenté, mais l'abonnement a progressé de près de 10 % depuis le mois de juillet et les taxes ne cessent d'augmenter, tous les 2 mois.
a écrit le 03/09/2014 à 18:22 :
Pour Poutine, la conquête de territoire en Ukraine ne consistait pas seulement à réunifier des peuples de même ethnie russe ; tout comme lors de l’invasion de la Géorgie, cela a aussi directement à voir avec des motivations économiques. Trop de diplomates et de décideurs politiques occidentaux – en particulier ceux qui ne suivent pas régulièrement les évènements en Russie – sont très loin du compte, en ce qui concerne la perception de Poutine, quant aux besoins de la Russie. Certes, Poutine s’est attiré des applaudissements pour avoir permis le redémarrage de la Russie, à la suite des mandats de Boris Yeltsine, mais la réalité de sa réussite économique est toute autre et essentiellement dépendante de la hausse brutale des prix du pétrole. Alors que le prix des carburants augmentait, l’économie russe est demeurée en stagnation.
Anna Borshchevskaya, de la Fondation Européenne pour la Démocratie (et, pour tout dire, l’épouse de l’auteur) a rédigé un article de toute première importance, il y a quelques années, qui jette un œil cru sur la vulnérabilité économique de la Russie, à l’aune des Printemps Arabes. En bref, l’économie russe se maintient en eaux stagnantes. Plutôt que de corriger les problèmes et de traiter celui, endémique, de la corruption, dont il bénéficie personnellement, Poutine a découvert qu’il est plus facile de souffler sur les braises de la ferveur nationaliste. Mais, à chaque fois qu’il s’accapare – l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, en 2008 et la Crimée, et peut-être bientôt l’Est de l’Ukraine en 2014 – il doit subventionner ce nouveau territoire, créant ainsi un nouveau siphonnage des ressources russes, d’autant plus qu’il doit aussi subventionner les Etats-Clients, comme le Bélarus (Biélorussie), pour les conserver bien dans la ligne.
Par conséquent, à chaque conquête de territoire qu’il réalise, la vitesse à laquelle l’économie russe se détériore, s’accroît un peu plus, poussant au besoin de réaliser de nouvelles conquêtes de territoire pour continuer de faire face au problème, ainsi généré. La situation de Poutine est analogue à celle d’un cocaïnomane qui doit constamment augmenter ses doses pour parvenir au même niveau d’extase.
Alors que les diplomates et les analystes s’interrogent pour deviner ce que sera la prochaine cible dans la ligne de mire du Président russe Vladimir Poutine, ce serait une grave erreur de ne se focaliser que sur l’Est de l’Ukraine, les pays de la Baltique et la Moldavie, parce que s’il veut, réellement renforcer son économie, il doit conserver son monopole énergétique. Sur ce point, l’Azerbaïdjan pro-occidental et pro-israélien, voisin de la Géorgie, devrait vraiment avoir de bonnes raisons de s’inquiéter. L’Azerbaïdjan -seul état musulman chi’ite qui respecte la séparation de la Mosquée et de l’Etat- est un foyer essentiel de ressources énergétiques, et l’été dernier, il a annoncé qu’il dirigerait son nouveau pipe-line vers le Sud de l’Europe, en contournant la Russie
a écrit le 03/09/2014 à 16:37 :
écoeuré !!!
Réponse de le 03/09/2014 à 18:03 :
Écœuré de quoi ? Les règles sont appliquées. Vous pourriez paru plus cher ailleurs...
Réponse de le 03/09/2014 à 18:49 :
ah! bon? vous trouvez, vous que c'est donné, quoi? entre le loyer et les factures qui augmentent sans cesse, on bouffe", quoi??
Réponse de le 03/09/2014 à 23:01 :
oui c'est évident franck37
a écrit le 03/09/2014 à 13:31 :
On nous bourre le crâne avec les risques de la déflation, mais finalement toutes les factures augmentent. Alors tout va bien .....
a écrit le 03/09/2014 à 12:53 :
Les 4 technologies, qui permettraient à la France et à l'Europe ne plus avoir à importer du gaz naturel, sont disponibles depuis presque 200 ans.

- Au 15ème siècle, l'architecte Leon Battista Alberti a décrit comment construire des maisons isolées.
- Le premier four solaire a été fabriqué en 1767 par Horace Bénédict de Saussure.
- La gazéification de la biomasse a été découverte vers 1786 par Philippe Lebon.
- L'utilisation de la géothermie dans l'industrie a commencé vers 1818 avec François de Larderel.
a écrit le 03/09/2014 à 12:47 :
Et par contre coup, le prix des taxes augmente aussi ! Et aussi les taxes pour le comité d'entreprise de GDF, afin qu'il puisse entretenir les châteaux réservés aux cadres du syndicat !
Réponse de le 03/09/2014 à 23:01 :
honte!
a écrit le 03/09/2014 à 12:13 :
Un coup, il descend! un coup il monte! faudrait savoir!!
Réponse de le 03/09/2014 à 15:20 :
GDF nous fait le coup tous les ans, il baisse le prix du gaz l'été généralement une misère( la dernière baisse en date et de 0.43 %) et il se rattrape l'hiver!
a écrit le 03/09/2014 à 12:11 :
Tiens, je croyais qu'il devait baisser...comme sur les marchés internationaux!
C'était une promesse!
Réponse de le 03/09/2014 à 16:25 :
oui une promesse de ségoléne!
Réponse de le 03/09/2014 à 17:42 :
une promesse de ségoléne, une de plus qui n'aura durée que quelques semaines!!!
Réponse de le 03/09/2014 à 18:11 :
Ecoutez plutôt les prophéties de Nicolas Sarkozy !
a écrit le 03/09/2014 à 12:06 :
Rien de scandaleux : que l'on se répète, le prix de l'énergie est souvent plus bas en europe qu'en France. Ainsi le prix de l'électricité est 30 % plus cher en Allemagne qu'en France (la part du nucléaire y est moins importante). Pour autant, un bien cher est précieux et les citoyens font des économies et les entreprises développent de l'innovation autour de ces thématiques. De toutes façon, les français payent aussi le syndicat d'EDF dans la CSPE (voir votre facture...) qui est le seul à recevoir 1 % du CA d'EDF (monstrueux...) et non 1 % de la masse salariale comme on le pratique ailleurs...
a écrit le 03/09/2014 à 11:16 :
Mais que fait Ségolène ??? quelle part de rattrapage sur le gel du prix du gaz annoncé avant les vacances ?
Réponse de le 03/09/2014 à 18:51 :
Ségolène est là, hélas pour paraitre, c'est tout, nous avons un gouvernement de blablateurs! zéro pointé !
a écrit le 03/09/2014 à 10:37 :
en fait GDF recupere 60% de la baisse de dix mois en une seule fois ,la formule miracle de madame royale fonctionne en periode d'ete et s'inverse en hiver, on ne va pas faire croire aux français que le prix du marche de gros du gaz a augmente de 4% en un mois ,Mr valls cette operation s'appelle une diminution du pouvoir d'achat des français ,a l'inverse de ce que vous avez annonce!!!!!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 03/09/2014 à 10:33 :
1- la part du gaz russe est minime dans notre approvisionnement. Nous ne sommes pas dans le cas de l'Allemagne.
2- augmenter la part du marché spot dans l'approvisionnement fait baisser le prix moyen mais augmente sa variation. Mais surtout, il pose le problème du stockage et des ruptures d'approvisionnement en cas de grand froid, ainsi que de montée brutale des prix si cela se produisait.

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