Areva revend sa filiale américaine Canberra

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Basée aux Etats-Unis, cette entité qu'Areva avait déjà tenté de vendre en 2013 au fonds d'investissement Astorg Partners, compte un millier de collaborateurs dans le monde dont un quart en France.
Basée aux Etats-Unis, cette entité qu'Areva avait déjà tenté de vendre en 2013 au fonds d'investissement Astorg Partners, compte un millier de collaborateurs dans le monde dont un quart en France. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Le groupe d'énergie nucléaire poursuit sa restructuration avec la revente de sa filiale Canberra, spécialisée dans les instruments et systèmes de mesures nucléaires.

Le groupe nucléaire français Areva, en cours de restructuration, a annoncé lundi avoir engagé le processus d'une cession de sa filiale américaine Canberra, spécialisée dans les instruments et systèmes de mesures nucléaires. Cette vente s'inscrit dans un programme de cessions d'actifs de plus de 450 millions d'euros prévues dans le cadre du plan de sauvetage du spécialiste de l'énergie nucléaire, détenu à près de 87% par l'Etat français.

Deuxième tentative de revente

Basée aux Etats-Unis, cette entité qu'Areva avait déjà tenté de vendre en 2013 au fonds d'investissement Astorg Partners, compte un millier de collaborateurs dans le monde dont un quart en France, précise l'entreprise dans un communiqué. A l'époque, des sources proches des négociations avaient évoqué une valorisation de Canberra comprise entre 310 et 350 millions d'euros. Les négociations n'avaient pas abouti.

La société, qui conçoit, fabrique et commercialise des équipements et systèmes de détection et de mesure de radioactivité pour la protection des opérateurs et du grand public, a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 180 millions d'euros en 2014.

Réorganisation des activités

C'est dans le contexte du "plan de transformation mené par Areva" qui "porte le groupe à se recentrer sur les procédés du cycle nucléaire", que l'entreprise mène cette cession.

"Les salariés de Canberra ont été informés de cette démarche", remarque Areva.

Pour redresser ses comptes mis à mal par la catastrophe de Fukushima et de lourdes dépréciations dans les mines d'uranium, Areva s'est lancé depuis plusieurs mois dans une large réorganisation.

Détenu à près de 87% par l'État, le groupe a accusé une perte nette d'environ 5 milliards d'euros en 2014. L'entreprise qui emploie 44.000 personnes (dont 29.000 en France) a engagé un plan d'économies d'un milliard d'euros d'ici à 2017 qui devrait se traduire par la suppression de 6.000 postes, dont 3 à 4.000 en France.

L'Etat a aussi décidé début juin qu'EDF reprendra la majorité de l'activité réacteurs d'Areva.

(Avec AFP et Reuters)

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